Bruxelles, 17/11/2015 (Agence Europe) - À la suite des attentats de Paris du 13 novembre, cinq groupes politiques du Comité des régions (PPE, PSE, CRE, ADLE et l'Alliance européenne) ont donné leur feu vert, lundi 16 novembre, pour établir un rapport en vue de renforcer la coopération interrégionale et entre les villes pour lutter contre la radicalisation.
Le rapporteur désigné est Bart Somers (ADLE, belge) et part de l'initiative de François Decoster (ADLE, français), actuel président de la commission de la citoyenneté, de la gouvernance, des affaires institutionnelles et extérieures (CIVEX). Il s'agit d'une première initiative, explique une source, et d'autres devraient certainement être prises par la suite.
Le rapport - poursuit la même source - aura pour but de renforcer la coopération entre les régions et les villes en permettant les échanges de bonnes pratiques dans la lutte contre le phénomène de radicalisation, notamment parmi les jeunes musulmans, entre autres dans le cadre du réseau pour la lutte contre la radicalisation ('Radicalisation Awareness Network' - RAN), une plateforme d'échange, lancée par la Commission européenne en 2011, entre les acteurs engagés dans la prévention de la radicalisation et de l'extrémisme.
Dans le cadre de ce rapport, la question de l'intégration des réfugiés sera examinée avec une attention particulière, selon la même source, qui rappelle, par ailleurs, que ce point occupera une part prépondérante dans le projet de rapport sur la migration, qui devrait être adopté lors de la prochaine session plénière du CdR. « La caractéristique commune entre radicalisation et migration est en effet celle de l'intégration », poursuit-elle, avant d'insister sur le fait qu'il faut éviter tout amalgame entre « les réfugiés qui fuient les massacres et les radicaux qui perpètrent les massacres ».
La décision sur le rapport devrait être entérinée lors de la prochaine plénière qui aura lieu les 3 et 4 décembre prochains. « Une formalité », selon la même source. (Pascal Hansens)