Les États membres de la zone euro devraient moins emprunter en 2016. - Les États membres de la zone euro devraient absolument réduire de façon significative leurs émissions brutes d'emprunts d'État en 2016, selon une étude de la Deutsche Bank. Cette étude estime le montant de ces émissions à 858 milliards d'euros l'an prochain, soit 30 milliards de moins que cette année (887,9 milliards). Six États vont diminuer leurs recours aux marchés l'an prochain: l'Italie (230 milliards d'euros d'émissions brutes d'emprunts d'État prévus pour 2016 contre 250 milliards en 2015), l'Espagne (130 milliards d'euros contre 142 milliards), les Pays-Bas (37 milliards d'euros contre 48 milliards), le Portugal (17 milliards d'euros contre 19,3 milliards), l'Irlande (10 milliards d'euros contre 13,5 milliards) et la Slovénie (4 milliards d'euros contre 6,5 milliards). La France reste égale à elle-même puisqu'elle empruntera en 2016 le même montant qu'en 2015 (187 milliards d'euros). D'autres membres de la zone euro emprunteront cependant plus en 2016 qu'en 2015. C'est le cas de l'Allemagne, qui empruntera 165 milliards d'euros l'an prochain contre 156 milliards cette année, de la Belgique (35 milliards contre 32,5 milliards en 2015), l'Autriche (20 milliards d'euros contre 18 milliards en 2015), la Finlande (16 milliards d'euros contre 10 milliards en 2015) et la Slovaquie (7 milliards d'euros en 2016 contre 5,1 milliards en en 2015). Pour déterminer ces montants, la Deutsche Bank s'est basée sur des estimations, puisque seuls la France, les Pays-Bas et le Portugal ont communiqué leur programme d'émission officiel. Pour réaliser ces estimations, la banque s'est basée sur les remboursements des dettes arrivant à échéance et des besoins de financement des États tels qu'ils ressortent de ses analyses économiques. La banque Natixis, qui s'est livrée à un exercice similaire, arrive à des résultats assez équivalents avec un total d'émissions brutes d'emprunts d'État pour les pays de la zone euro qui devrait s'élever à 872 milliards d'euros. (Isabelle Lamberty)