Bruxelles, 16/10/2015 (Agence Europe) - Les chefs de l'État ou de gouvernement de l'UE ont évoqué très brièvement, jeudi 15 octobre, la réforme de l'Union économique et monétaire (UEM).
Tellement rapidement que ce sujet n'a pas été mentionné devant la presse par les présidents du Conseil européen, Donald Tusk, et de la Commission européenne, Jean-Claude Juncker.
Succinctes, les conclusions des Vingt-huit évoquent un état des lieux - effectué en séance par le Premier ministre luxembourgeois, Xavier Bettel - sur les discussions en cours basées sur le rapport des '5 présidents'. Présenté en juin, ce rapport prône un renforcement de l'UEM en deux étapes: la première phase (2015-2017) énonce des mesures à traité constant, telles que l'achèvement de l'union bancaire en zone euro, et la seconde (d'ici à 2025) suggère des mesures plus ambitieuses, comme la création d'un budget propre pour les Dix-neuf (EUROPE 11340).
Contrairement à un projet de conclusions antérieur (EUROPE 11410), le texte n'évoque pas explicitement la mise en chantier du volet 'garantie des dépôts' de l'union bancaire, à la demande de l'Allemagne. Tout juste rappelle-t-il que l'approfondissement de l'UEM « doit aller de l'avant, en respectant pleinement le marché unique, de manière transparente et ouverte » de façon à associer les pays hors zone euro, dont le Royaume-Uni, pour qui le sujet est sensible.
Les chefs d'État ou de gouvernement reviendront sur le sujet au mois de décembre. (Mathieu Bion)