Bruxelles, 15/10/2015 (Agence Europe) - L'UE compte sur les partenaires sociaux européens pour l'aider à intégrer les migrants et réfugiés dans le marché du travail.
C'est en substance le message qu'ont délivré, jeudi 15 octobre, le président du Conseil européen, Donald Tusk, et le commissaire chargé de l'Euro et du Dialogue social, Valdis Dombrovskis, durant le sommet social tripartie qui précède traditionnellement le Conseil européen d'autonome. Aux côtés des sujets habituels, tels l'approfondissement de l'Union économique et monétaire et les moyens de renforcer la reprise économique, c'est donc la crise migratoire qui s'est invitée à ce sommet réunissant les syndicats et les représentants des employeurs avec les dirigeants des institutions européennes.
M. Tusk s'est dit « impressionné » par ce débat qui a démontré, selon lui, que « ce problème, ce défi » de la migration « peut être transformé en opportunité ». Les partenaires sociaux « ont montré une approche envers les réfugiés sans préjugés, sans orthodoxies idéologiques, orientée vers l'aide et pleine de bon sens », ce qui est, pour M. Tusk, « une source d'optimisme prudent ». Il a souligné, comme l'a fait ensuite M. Dombrovskis, au cours de la conférence de presse, que les partenaires sociaux ont « un rôle clé » à jouer dans ce défi d'intégrer sur le marché du travail les migrants et réfugiés.
Les syndicats et les représentants des employeurs sont-ils prêts à relever ce défi ? Absolument oui, selon le secrétaire général de la Confédération européenne des syndicats, Luca Visentini. Les migrants ne peuvent qu'apporter une « plus-value » à l'économie européenne, a-t-il souligné. Les employeurs se sont montrés toutefois un peu moins enthousiastes, en appelant à une approche plus pragmatique. L'intégration des migrants n'est pas seulement de notre ressort, mais on reconnaît qu'on a une certaine responsabilité, a ainsi affirmé la présidente de BusinessEurope, Emma Marcegaglia. Elle a appelé au pragmatisme, soulignant que, puisque l'Europe ne peut pas accueillir tout le monde, elle doit privilégier ceux qui disposent de qualifications professionnelles. (Jan Kordys)