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Bulletin Quotidien Europe N° 11411
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POLITIQUES SECTORIELLES / (ae) ogm

Scandale Syngenta, des députés exigent une réforme de la procédure d'autorisation, voire une enquête

Bruxelles, 15/10/2015 (Agence Europe) - Syngenta, entreprise agro-chimique suisse, invoquait le manque de rentabilité en Europe pour justifier le retrait, annoncé mardi 13 octobre, de deux demandes d'autorisation de culture de maïs transgénique (le MIR 604 et le GA21) dans l'UE où deux tiers des États membres ne veulent pas cultiver d'OGM (EUROPE11410).

Les interrogations sur l'argument invoqué sont permises, au vu des révélations parues dans le quotidien Le Monde du 14 octobre, qui ont suscité l'ire de députés européens. De l'aveu même de Syngenta, six variétés de maïs génétiquement modifié autorisées à l'importation dans l'UE aux fins de l'alimentation humaine et animale ont subi des modifications génétiques qui n'ont pas été soumises à l'évaluation de l'Autorité européenne de sécurité des aliments (EFSA) lors de la procédure d'autorisation. Ce n'est qu'en juillet 2015 que l'entreprise a notifié à l'EFSA et à la Commission européenne les traits génétiquement modifiés supplémentaires, alors que l'importation de ces OGM autorisés a eu lieu entre 2008 et 2011. Syngenta assure qu'il n'y a « pas d'implication pour la santé humaine et animale ».

Mais pour Marc Tarabella (S&D, belge), ce scandale appelle une enquête. « Plusieurs maïs OGM commercialisés en Europe ne sont pas/plus ceux qui avaient reçu la bénédiction de la Commission. Dans les pays qui l'autorisent, les citoyens ont consommé des légumes OGM non autorisés et ce, pendant plusieurs années. Une instruction doit être ouverte pour déterminer les responsabilités de Syngenta », a-t-il déclaré le 15 octobre. Les eurodéputés verts Bart Staes (belge) et José Bové (français) sont d'avis que « ce scandale révèle tous les dysfonctionnements du processus d'autorisation d'OGM dans l'UE. Il souligne les problèmes fondamentaux du processus d'évaluation des risques de l'Autorité européenne de sécurité des aliments qui est entièrement tributaire des informations fournies par les entreprises. Nous exigeons une réforme radicale de la procédure, comme promis par le président de la Commission, Jean-Claude Juncker », ont-ils déclaré conjointement (Aminata Niang)

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