Bruxelles, 15/10/2015 (Agence Europe) - L'Association européenne des aéroports (ACI) a fait part de ses inquiétudes lors d'une rencontre avec la commissaire en charge des Transports, jeudi 15 octobre, quant à la surcharge fiscale dont font l'objet les aéroports européens et a demandé de ne pas marginaliser leurs intérêts dans l'élaboration du paquet 'aviation' qui devrait être présenté à la fin d'année.
« Les questions à aborder sont nombreuses, à commencer par les licences pour s'étendre et les capacités des aéroports qui sont proches de la rupture. Ces questions comprennent également la nécessité de supprimer les taxes aéronautiques qui sont à la fois lourdes et injustes […] de réduire les coûts liés aux réglementations inefficaces, en particulier en ce qui concerne la sûreté aérienne », a ainsi déclaré Augustin de Romanet, président de ACI EUROPE et PDG de l'aéroport de Paris, accompagné des PDG de l'aéroport de Bruxelles et de Naples.
Ces derniers ont par ailleurs demandé à la commissaire de ne pas céder aux appels des compagnies aériennes, qui ont demandé de réduire les redevances aéroportuaires. « En Europe, les redevances aéroportuaires ne représentent que 47% de la totalité des revenus des aéroports. Ce qui signifie que les compagnies aériennes sont loin de payer le coût de l'infrastructure qu'elles utilisent », a poursuivi le président d'ACI EUROPE.
Dans ce cadre, les trois PDG ont insisté sur le fait qu'une forte réglementation irait à l'encontre des intérêts des aéroports, les empêcherait d'investir dans les infrastructures et de s'étendre, mais aussi donnerait la prévalence aux compagnies aériennes, ce qui contreviendrait aux principes de concurrence et limiterait le développement de la connectivité dans le secteur aérien. (Pascal Hansens)