Bruxelles, 23/07/2015 (Agence Europe) - Le gouvernement belge a présenté, jeudi 23 juillet, un train de mesures visant à stimuler la compétitivité des entreprises en déplaçant la charge de la fiscalité pesant sur le travail vers la consommation et d'autres impôts sur les revenus.
« La réduction du coût du travail de 33 à 25% sera la mesure phare de ce virage fiscal pour relancer l'emploi », a déclaré le ministre des Finances, Johan Van Overtveldt, a rapporté la Libre Belgique. « Il y a un glissement entre les charges qui pèsent sur le travail, qu'on veut diminuer, et la fiscalité indirecte qui pèse sur la consommation, qui peut aussi avoir un impact en matière d'environnement », a commenté le vice-Premier ministre, Didier Reynders.
Valorisé à plus de 7,2 milliards d'euros d'ici à 2018, ce virage fiscal repose sur quatre volets: les revenus qui ne sont pas liés au travail (37%), la fiscalité 'verte' (27%), un fonctionnement plus efficace de l'État (18%), la consommation (17%).
Afin de favoriser la compétitivité des entreprises en réduisant l'écart salarial avec les pays voisins, les cotisations sociales patronales sur les salaires baisseront de 33% à 25%. Une somme de 430 millions d'euros sera affectée au développement des petites et moyennes entreprises. Coup de pouce au pouvoir d'achat, une hausse de 100 euros par mois est promise dès 2016 pour les bas et moyens salaires.
Pour financer ces mesures, la taxation des constructions juridiques à l'étranger sera relevée, un nouveau régime s'appliquera aux sociétés immobilières et une taxe sur la spéculation visant les actions détenues moins de six mois sera créée. En matière de fiscalité indirecte, la TVA sur l'électricité passera de 6% à 21% au 1er septembre 2015 et les accises sur le diesel, l'alcool et le tabac seront aussi relevées. (Mathieu Bion)