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Bulletin Quotidien Europe N° 11358
ÉCONOMIE - FINANCES / (ae) grÈce

Empêcher l'accident à court terme avec un financement relais

Bruxelles, 13/07/2015 (Agence Europe) - Les ministres des Finances de la zone euro devaient se pencher sur des options présentées par la Commission visant à assurer un financement relais ('bridge financing') pour que la Grèce puisse faire face à ses échéances de remboursement de l'été, le temps que soit négocié un troisième plan d'aide.

« Il faudra quelques jours pour trouver les bonnes manières de faire », a prévenu le ministre français des Finances, Michel Sapin, à son arrivée à l'Eurogroupe, lundi après-midi. Il a estimé que les chefs d'État ont été clairs dans les conclusions du Sommet de la zone euro. Ce dernier se dit conscient qu'il importe de veiller à ce que la Grèce « puisse régler ses arriérés vis-à-vis du FMI et de la Banque de Grèce et honorer ses titres de créances dans les semaines qui viennent afin de créer les conditions qui permettront de mener à bonne fin les négociations ». Le sommet de la zone euro invite l'Eurogroupe « à discuter d'urgence de ces questions ».

« Nous en discuterons mais soyez sûrs que ce ne sera pas une question facile, certains États n'ont pas de mandat pour donner de l'argent frais ou de l'argent inconditionnel », a expliqué le ministre finlandais des Finances, Alexander Stubb.

Le ministre belge, Johan Van Overtveldt, a également estimé que l'accord du sommet de la zone euro prévoyait des actions à prendre immédiatement par la Grèce « et c'est de cela que dépendra ce que nous pourrons faire en termes de financement relais ».

Le ministre maltais, Edward Scicluna, a, lui aussi, voulu voir des choses bouger en Grèce au quotidien, mais la question d'un financement relais ne « devrait pas être un problème », selon lui.

La Commission est arrivée avec plusieurs idées dans sa manche, mais semble favoriser le recours au Mécanisme européen de stabilisation financière (MESF), un mécanisme géré par la Commission au nom de l'UE. Cela devrait poser problème pour Londres, qui estime qu'il n'est plus possible d'utiliser ce fonds. La Commission estime quant à elle qu'il peut être réactivé. Pour elle, il s'agit par ailleurs du moyen le plus rapide pour aider la Grèce à faire face aux échéances à venir (des remboursements d'arriérés à hauteur de 2 milliards au FMI, 500 millions à la Banque de Grèce et 4,2 milliards à la BCE rien qu'en juillet). La Commission serait toutefois seule à inciter à aller dans ce sens. Une autre option serait d'utiliser les profits de l'opération 'SMP'. (Elodie Lamer)

 

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