login
login
Image header Agence Europe
Bulletin Quotidien Europe N° 11343
CONSEIL EUROPÉEN / (ae) royaume-uni

M. Cameron met la pression d'entrée sur ses homologues

Bruxelles, 25/06/2015 (Agence Europe) - Le Premier ministre britannique, David Cameron, a d'emblée mis la pression à son arrivée au Conseil européen, jeudi 25 juin, sur les conditions posées à l'appartenance du Royaume-Uni à l'Union européenne (EUROPE 11342).

À ce stade, le projet de conclusions du Conseil européen se limite à signaler que le Premier ministre britannique a présenté ses plans sur un référendum au Royaume-Uni sur la question 'in/out', le Conseil européen étant appelé à se pencher à nouveau sur ce dossier en décembre. Mais M. Cameron a semblé vouloir obtenir, dès cette réunion, des résultats sur les réformes à mener pour rassurer le peuple britannique.

« C'est aujourd'hui une étape importante, vraiment, dans la reconnaissance du droit, pour le Royaume-Uni, d'avoir cette négociation et ce référendum pour remédier aux préoccupations du peuple britannique à l'égard de l'Europe. Et s'assurer que les Britanniques ont le dernier mot à dire sur le fait de savoir si le pays reste dans l'UE - et quelles réformes à mettre en oeuvre au niveau de l'UE, ou quitte l'UE », a déclaré M. Cameron, à son arrivée au sommet, jeudi.

Les valeurs de l'UE ne sont pas négociables, selon M. Tusk

À l'ouverture du sommet, le président du Conseil européen a estimé nécessaire de tenir compte à la fois des préoccupations britanniques et des valeurs fondamentales européennes, telles que la libre circulation. « Notre collègue Premier ministre Cameron va partager avec nous ses plans de référendum. Il existe certaines préoccupations britanniques que nous devrions prendre en considération, mais seulement d'une manière qui sera sans danger pour toute l'Europe », a déclaré M. Tusk. Aujourd'hui, « nous allons juste initier ce processus. Cependant, une chose est sûre dès le début: les valeurs fondamentales de l'Union européenne ne sont pas à vendre et donc ne sont pas négociables », a-t-il ajouté. Le président du Conseil européen, qui a rencontré M. Cameron en tête avant le début du sommet, devrait être la personnalité de référence au sein du Conseil. La Commission européenne va, quant à elle, mettre sur pied une cellule interne spécifique qui sera pilotée par le Britannique Jonathan Faull, actuellement directeur général au Marché intérieur.

Interrogé sur la question britannique, le Premier ministre belge, Charles Michel, s'est dit pour une modernisation du fonctionnement de l'Union européenne et une lutte accrue contre la lourdeur administrative. « Pour tout cela, la Belgique sera un partenaire positif et favorable. Si, par contre, il s'agit de démanteler purement et simplement le processus d'intégration européenne et de faire reculer la zone euro, alors la Belgique ne sera pas d'accord », a-t-il fait savoir. (Lionel Changeur avec MB et SP)

 

Sommaire

CONSEIL EUROPÉEN
ÉCONOMIE - FINANCES
ACTION EXTÉRIEURE
POLITIQUES SECTORIELLES
ÉDUCATION
BRÈVES
AFFAIRES & ENTREPRISES N° 152