Bruxelles, 08/06/2015 (Agence Europe) - Le Premier ministre roumain, le socialiste Victor Ponta, fait l'objet d'une enquête pénale pour corruption.
Vendredi 5 juin, le Parquet national anticorruption (DNA) a en effet établi contre le chef de gouvernement dix-sept chefs d'accusation. M. Ponta, qui s'était illustré au cours de l'été 2012 face à son ancien rival Traian Basescu, est notamment soupçonné de blanchiment d'argent, de conflit d'intérêts, d'évasion fiscale, de faux et usage de faux.
Cette procédure a ouvert une crise politique en Roumanie, État membre toujours sous le monitoring de la Commission européenne dans le cadre du mécanisme de coopération et vérification (CMV).
Le président roumain, Klaus Iohannis, a aussitôt demandé la démission du premier ministre roumain. « Nous sommes au coeur d'une situation impossible pour la Roumanie, avec un premier ministre soupçonné d'agissements criminels », a-t-il déclaré.
M. Ponta nie les accusations et refuse de démissionner. « En aucun cas, je ne peux accepter qu'un procureur soit au-dessus du Parlement, du gouvernement et des citoyens », a-t-il écrit sur sa page Facebook.
Des marches ont été organisées dans le pays dimanche 7 juin, les organisateurs réclamant la démission du dirigeant. (Solenn Paulic)