Bruxelles, 08/06/2015 (Agence Europe) - Après un troisième tour de négociations, l'Union européenne et la République du Libéria ont conclu un accord de partenariat de pêche durable. Il est prévu aussi un protocole associé (à cet accord) d'une durée de 5 ans fixant les possibilités de pêche à octroyer aux navires de l'UE, la compensation financière à verser par l'UE et les modalités du soutien européen au secteur de la pêche du Libéria.
Le protocole prévoit d'autoriser 28 senneurs et 6 palangriers de l'UE à capturer dans les eaux du Libéria 6 500 tonnes de thon et d'autres espèces hautement migratoires. En contrepartie, l'UE versera au Liberia la somme annuelle de 650 000 euros, dont 50% servira à soutenir la politique de pêche du Libéria.
L'accord et le protocole sont parfaitement en ligne avec les règles de la politique commune de la pêche (PCP) réformée, commente la Commission. Les activités de pêche des navires communautaires dans les eaux libériennes seront effectuées dans le respect des principes du développement durable, de la bonne gouvernance, de la transparence, de la non-discrimination et du respect des droits de l'Homme.
Le contrôle des activités de pêche et la déclaration des captures seront assurés grâce à l'utilisation du système de communication électronique (journal de bord électronique) et du système de surveillance des navires par satellite (VMS). Les deux parties se sont également engagées à respecter pleinement toutes les recommandations formulées par la Commission internationale pour la conservation des thonidés de l'Atlantique (CICTA).
Ce protocole renforcera également la coopération entre les deux parties, en particulier en matière de lutte contre la pêche illégale, non déclarée et non réglementée. En outre, l'accord va aider le Libéria à renforcer ses capacités de surveillance et de contrôle des activités de pêche. L'accord permettra aussi de renforcer la coopération scientifique et de promouvoir le développement du secteur de la pêche du Libéria.
« Le nouvel accord de partenariat devrait contribuer à la reprise économique du Liberia, après la crise de l'Ébola, et constitue un signe de la confiance de l'UE dans l'économie libérienne », conclut la Commission. (Lionel Changeur)