Bruxelles, 08/06/2015 (Agence Europe) - L'Union européenne a lancé, vendredi 5 juin, un nouvel appel à tous les acteurs politiques au Burundi « à prendre la mesure du danger qu'encourt le pays », et à renouer le dialogue pour une sortie de crise.
« L'impasse politique au Burundi, ainsi que la dégradation de la situation économique comportent des risques graves pour la population burundaise. Seul un dialogue inclusif et transparent permettra de trouver une issue à la crise actuelle », déclarait vendredi soir, le porte-parole du Service européen pour l'action extérieure (SEAE).
Partant, l'UE appelle toutes les parties à travailler avec Said Djinnit, l'Envoyé spécial du secrétaire général des Nations unie dont elle « appuie pleinement le rôle de facilitateur ». L'annonce récente par les autorités burundaises, du report des élections dans le pays, conformément aux recommandations des chefs d'État de la Communauté d'Afrique de l'Est, lors du Sommet de Dar Es Salaam, est un bonne chose, car l'UE disait soutenir cet appel « le temps de pouvoir mettre en place les conditions nécessaires pour des élections pacifiques, inclusives et crédibles. »
« Il importe en premier lieu que la violence cesse et qu'un climat de confiance s'installe », soulignait le porte-parole. Rappelons que l'UE a récemment suspendu sa mission d'observation électorale dans le pays, estimant que les conditions n'étaient pas réunies pour des élections législatives et présidentielles démocratiques (EUROPE 11324).
La crise politique au Burundi a éclaté en avril après la décision du président Nkurunziza de briguer un troisième mandat anticonstitutionnel. L'annonce de cette décision a débouché sur un coup d'État le 13 mai. Celui-ci a, certes, été rapidement déjoué, mais il a provoqué des manifestations de rue et des actes de violence, entraînant une détérioration croissante de la sécurité dans le pays. (Aminata Niang)