Bruxelles, 03/06/2015 (Agence Europe) - Le Comité des régions (CdR) a entamé sa session plénière, mercredi 3 juin, avec un débat sur les moyens d'améliorer le fonctionnement de l'UE, qui a montré des préoccupations divergentes des intervenants, dont ceux du Parlement européen.
Ce débat s'est ainsi déroulé avec trois eurodéputés: Mercedes Bresso (S&D, italienne), Elmar Brok (PPE, allemand), co-rapporteur sur l'amélioration du « fonctionnement de l'Union européenne en mettant à profit le potentiel du traité de Lisbonne », et Guy Verhofstadt (ALDE, belge), rapporteur sur les « Évolutions et adaptations possibles de la structure institutionnelle actuelle de l'Union européenne ».
Ces trois intervenants ont souligné la nécessité de renforcer le principe de subsidiarité, avec un meilleur partage des compétences entre l'échelon européen, national et local. « L'Europe doit cesser de s'immiscer dans les affaires locales », a martelé M. Brok.
Tous ont été d'accord pour lutter contre le déficit démocratique et pour que le Conseil de l'UE soit une deuxième chambre législative et la Commission « un vrai gouvernement ». Enfin, les trois invités ont souligné la nécessité de combattre cette Europe « à plusieurs vitesses », qui fait perdre en lisibilité et en efficacité et qui éloigne les institutions des citoyens. Toutefois, Guy Verhofstadt s'est exprimé en faveur d'une Europe à deux vitesses constituée, d'une part, de membres à part entière et, d'autre part, de membres associés.
Du côté des membres du CdR, Gamallo Aller (PPE, espagnol) a souligné combien il était nécessaire d'intégrer le CdR dans l'architecture institutionnelle européenne, étant donné que l'institution est la seule à avoir « une véritable légitimité démocratique avec le Parlement européen ». Barbara Duden (S&D, allemande), de son côté, s'est exprimée contre un nouveau traité, mais pour exploiter au mieux le cadre légal existant et trouver « un bon compromis entre unité et diversité ». (Pascal Hansens)