login
login
Image header Agence Europe
Bulletin Quotidien Europe N° 11302
Sommaire Publication complète Par article 25 / 34
CONSEIL DE L'EUROPE / (ae) conseil de l'europe

Droits de l'homme, le bilan 2014 est inquiétant

Strasbourg, 24/04/2015 (Agence Europe) - « 2014 a été une mauvaise année pour les droits de l'homme. » Cette phrase, laconique et terrible, est la 1ère du rapport annuel consacré à l'état des droits fondamentaux dans les 47 pays du Conseil de l'Europe (COE) qu'a présenté le Letton Nils Muiznieks, commissaire aux droits de l'homme du COE, jeudi 23 avril devant l'Assemblée parlementaire (APCE).

« Des milliers de personnes qui n'auraient pas dû mourir ont perdu la vie, principalement en mer Méditerranée », a déclaré M. Muiznieks en présentant ses travaux devant l'Assemblée parlementaire (APCE) jeudi dernier. Une situation d'autant plus inacceptable à ses yeux que ces drames se sont déroulés « aux portes de quelques-unes des sociétés les plus riches du monde, sur un continent qui prétend avoir tiré les leçons de son histoire sanglante et violente ».

Pointant l'Union européenne, il a regretté l'abandon de l'opération Mare Nostrum menée d'octobre 2014 à octobre 2015. « Menée par l'Italie, cette opération a prouvé qu'avec une volonté politique et un engagement financier suffisants, des dizaines de milliers de vies pouvaient être sauvées » ; malheureusement, elle a dû être abandonnée par l'Italie qui ne pouvait plus faire face seule à cette charge pour laquelle elle a été « peu soutenue par d'autres pays européens ». Lui a succédé l'opération Triton mais ce dispositif est « cruellement inadapté du point de vue de sa portée et de ses ressources et n'a pas pour objectif premier de sauver des vies ». « Dans les premiers mois de 2015, 1 600 migrants se sont noyés, a-t-il souligné, ces morts auraient pu être évités ».

Ce rapport de 79 pages rappelle également que l'année 2014 a été marquée par la situation en Ukraine où « une grave crise humanitaire frappe les personnes les plus vulnérables » et s'inquiète de la grave détérioration des droits de l'homme en Azerbaïdjan où, « à partir de l'été dernier, les autorités ont poursuivi en justice et placé en rétention beaucoup des défenseurs des droits de l'homme les plus éminents du pays » et cela pour des motifs « défiant toute crédibilité ».

« La pression sur les ONG et les médias a augmenté dans de nombreux États membres du COE », souligne M. Muiznieks. Et cette situation impose de prendre des mesures énergiques si nous ne voulons pas « nous réveiller un matin sans journaliste ou ONG pour dénoncer les corruptions, les abus de pouvoir ou les violations des droits de l'homme ». (Véronique Leblanc)

Sommaire

ACTION EXTÉRIEURE
ÉCONOMIE - FINANCES - ENTREPRISES
INSTITUTIONNEL
POLITIQUES SECTORIELLES
COUR DE JUSTICE DE L'UE
CONSEIL DE L'EUROPE
CALENDRIER
AFFAIRES & ENTREPRISES N°143