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Bulletin Quotidien Europe N° 11296
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ACTION EXTÉRIEURE / (ae) mÉditerranÉe

Investissement et commerce stimuleront la croissance et l'emploi (J. Hahn)

Bruxelles, 16/04/2015 (Agence Europe) - La création d'emplois est un « défi majeur pour la région méditerranéenne » qui doit créer « au moins 5 millions de nouveaux emplois chaque année », a souligné le commissaire Johannes Hahn, lors d'un forum sur le 'Rôle du secteur privé dans le renforcement du partenariat euro-méditerranéen', organisé à Barcelone lundi 13 avril par l'UpM (Union pour la Méditerranée). Le commissaire, qui est chargé notamment de la Politique de voisinage (PEV), a estimé que « pour créer une telle quantité d'emplois, la croissance économique dans la région devrait s'accélérer de 2,5% à 3,5% ». C'est « ambitieux mais pas irréaliste », a-t-il affirmé, estimant que la région a « un grand potentiel ».

Le secteur privé a « un rôle essentiel à jouer comme principal moteur de croissance et d'emploi » et il accorde un rôle important à « l'éducation, la formation et l'apprentissage ». C'est, dit-il, « le meilleur investissement pour l'avenir des jeunes de la région et le meilleur antidote à la radicalisation ». Le développement des micro, petites et moyennes entreprises (MPME) serait aussi « absolument crucial pour créer des emplois ». Et, ajoute le commissaire, l'UE a « intensifié son partenariat avec la région méditerranéenne ces dernières années, fournissant des investissements financiers importants - environ 900 millions d'euros depuis 2011 ». Il note cependant le fait « inquiétant » que « les investissements directs étrangers dans la région ont diminué de plus de 50% entre 2008 (année record) et 2013 ». Les investissements intérieurs privés sont « également faibles dans la plupart des pays sud-méditerranéens ». 15% du PIB contre 30% en Europe centrale ou en Asie sont consacrés à cet investissement interne. « Cela souligne fortement la nécessité de créer de nouvelles possibilités de commerce et d'investissement ». Dans cette voie, le commissaire en appelle au développement de l'investissement et du commerce (ce sont « deux préoccupations liées », a-t-il affirmé) et ce n'est pas « une option mais une obligation ».

La question serait maintenant de savoir « comment pouvons-nous travailler ensemble dans le partenariat euro-méditerranéen » pour « renforcer le rôle du secteur privé comme moteur de la croissance dans le sud de la Méditerranée ? ». Beaucoup peut être fait au niveau politique, selon lui. L'UE propose son aide pour « améliorer l'environnement commercial, notamment par le biais de réformes de l'administration publique et de la réduction des charges administratives des entreprises », pour « créer un régime transparent et ouvert aux investisseurs nationaux et étrangers » et pour le « renforcement des institutions du marché et la bonne gouvernance économique ». Elle veut aussi « stimuler le développement des PME dans les industries créatives et innovantes », contribuer à la « mise à niveau des compétences, en particulier pour les jeunes » et, enfin, « faciliter l'accès au financement ».

L'UE favorise dans le même temps l'ouverture au commerce et l'investissement, « car nous croyons que les grands marchés créent des opportunités de marché et des incitations aux investissements ». Il souligne l'intérêt du commerce Sud-Sud. « Nous encourageons l'intégration régionale pour stimuler le libre-échange entre partenaires méditerranéens eux-mêmes ».

M. Hahn se réfère aussi à la révision de la Politique européenne de voisinage, qui sera « l'occasion d'insister sur la nécessité d'améliorer le climat des affaires dans toute la région ». Citant la Banque mondiale en 2015 sur le 'coût d'entreprendre' ('cost of doing business') dans divers pays, il note que la région « souffre d'un environnement réglementaire et administratif faible qui freine les entreprises nationales et internationales ». (Fathi B'Chir)

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