Bruxelles, 02/04/2015 (Agence Europe) - Alors qu'un accord était espéré avant mardi 31 mars, les négociations sur le programme nucléaire iranien se poursuivaient le 1er et le 2 avril, avec des rencontres bilatérales et multilatérales. Peu d'informations filtraient et, à l'heure où nous mettions sous presse, aucun accord n'avait encore été annoncé.
Les pourparlers dureront le temps qu'il faudra, avait prévenu mercredi 1er avril le chef des négociateurs iraniens, Abbas Araghchi. « Nous n'allons pas nous laisser entraver par le temps », avait-t-il expliqué, ajoutant que « le temps est important pour nous, mais le contenu des négociations et nos exigences sont plus importants ».
Jeudi 2 avril, le ministre iranien des Affaires étrangères, Mohammad Javad Zarif, a considéré qu'il y avait eu des « progrès significatifs », mais pas encore de « résultat final ». « Ce que nous attendons à ce stade est d'exposer les paramètres des solutions aux problèmes afin d'écrire, et j'espère, se mettre d'accord, sur un plan d'action global qui serait un programme final », a ajouté le ministre. Il a expliqué à Reuters espérer finir avant la fin de la journée du 2 avril. Plus tard dans la journée, il a précisé que « les solutions étaient à portée de main ». Mais « aucune déclaration n'a encore été préparée. Nous n'avons pas atteint la fin », a-t-il ajouté. « On a fait beaucoup de progrès, on aperçoit la lumière à l'horizon », a précisé le 2 avril le responsable des questions techniques iranien, Ali Akhbar Salehi.
« On est à quelques mètres ou à quelques dizaines de mètres de l'arrivée. Mais on sait bien que ce sont les derniers mètres qui sont toujours les plus difficiles », a aussi souligné le ministre français Laurent Fabius. Il a précisé qu'il y avait « encore quelques points sur lesquels il y a des progrès à faire, en particulier du côté iranien ». (Camille-Cerise Gessant)