Bruxelles, 19/03/2015 (Agence Europe) - Le Premier ministre britannique, David Cameron, a déclaré, lundi16 mars, dans une interview au média BuzzFeed, que l'UE « ne fonctionne pas correctement » et que trop de gens « se contentent de continuer comme ça », ont rapporté les médias britanniques. Il a cependant concédé que ses efforts pour réformer l'UE et que les négociations avec les partenaires sur ce sujet seraient « difficiles ».
« L'Europe ne fonctionne pas correctement. Le fait que la Grande-Bretagne, qui n'est pas dans la zone euro, a créé plus d'emplois que l'ensemble des 27 autres États ces cinq dernières années le prouve ». « Plutôt que d'enfouir ça sous le tapis, nous devrions décider de changer les choses », a expliqué David Cameron dans cette interview à quelques semaines des élections générales britanniques.
Dans cet entretien, le Premier ministre conservateur a d'ailleurs affirmé que l'UE verrait sans doute avec « soulagement » l'élection du travailliste Ed Miliband, car cela signifierait que le Royaume-Uni « prendrait tout ce qu'on lui donne ». « Vous n'aurez pas cela avec moi. Avec moi, vous aurez une renégociation et un référendum », a renchéri M. Cameron. Le conservateur a répété qu'il souhaitait que l'engagement des États à oeuvrer pour une « 'Union toujours plus intégrée' soit enlevé des parties du traité de Lisbonne qui s'appliquent au Royaume-Uni ».
Le pays tente également d'obtenir des assurances en ce qui concerne le marché unique. « Bien sûr, si les pays de la zone euro veulent plus d'intégration, très bien, pourquoi pas ? Nous n'adopterons pas l'euro. Nous devons obtenir des garanties quant au fonctionnement du marché unique et nous ne nous laisserons pas dominer par les pays de la zone euro et les règles qu'ils dictent. »
David Cameron a promis de renégocier les conditions d'adhésion de la Grande-Bretagne à l'UE et d'organiser un référendum sur l'appartenance du pays à l'Union en 2017, s'il gagne les élections. Le parti travailliste n'a pour sa part promis d'organiser un référendum que dans le cas d'un transfert de compétence significatif de Londres à Bruxelles. (Solenn Paulic)