19/03/2015 (Agence Europe) - L'UE dénonce l'exécution d'un déficient mental. La porte-parole de la Haute Représentante, Federica Mogherini, a rappelé, mercredi 18 mars, que les exécutions des personnes ayant une déficience mentale sont « contraires au droit international en matière de droits de l'homme », alors que l'État américain du Missouri avait exécuté, la veille, Cecil Clayton, « malgré les preuves indiquant que ses capacités mentales ont été sérieusement endommagées ». Condamné à mort pour le meurtre d'un policier, Cecil Clayton, 74 ans, a subi en 1972 l'ablation d'une partie du lobe frontal à la suite d'un accident. Il était depuis sujet à des troubles mentaux. Cette exécution fait suite à plusieurs autres exécutions de personnes ayant une déficience mentale aux États-Unis, a rappelé la porte-parole. « La peine de mort est cruelle, inhumaine et irréversible, et ne sert pas un but dissuasif. L'UE estime que son abolition est essentielle pour protéger la dignité humaine et pour le développement progressif des droits de l'homme », a-t-elle ajouté. (CG)