Bruxelles, 13/03/2015 (Agence Europe) - La Hongrie a reconnu, vendredi 13 mars, que la Commission européenne soulevait des objections à son projet d'extension de la centrale nucléaire de Paks, dont la Russie doit financer 80% du coût du chantier par le biais d'un prêt allant jusqu'à 10 milliards d'euros.
« Les pourparlers en cours ne bloquent pas le projet », a assuré le porte-parole du gouvernement hongrois, Zoltan Kovacs, précisant que le problème devrait être aplani avec la Commission « d'ici quelques semaines ». Budapest avait auparavant fermement démenti l'information diffusée la veille par le quotidien britannique Financial Times que l'exécutif européen avait décidé de bloquer l'accord. « Nous ne bloquons pas la construction de Paks-2 », a confirmé la porte parole de la Commission, Anna-Kaisa Itkonen.
La Hongrie et la Russie ont signé en janvier 2014 un accord pour l'agrandissement de la centrale de Paks, qui fournit déjà 40% de l'électricité consommée en Hongrie. Le projet d'extension de Paks, d'un coût de 12,5 milliards d'euros, porte sur la construction, à partir de 2018, de deux réacteurs de 1 200 mégawatts, dont le premier doit entrer en service en 2023.
L'agence d'approvisionnement Euratom refuse de donner son aval à cet accord, au motif que le combustible nucléaire employé proviendrait d'une source unique, la Russie. Vendredi, la Commission a confirmé, par la voix de Mme Itkonen, que ce point était au centre des discussions. (Emmanuel Hagry)