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Bulletin Quotidien Europe N° 11257
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POLITIQUES SECTORIELLES / (ae) Énergie

Le slovaque Eustream est prêt à prolonger le Turkish Stream

Bruxelles, 19/02/2015 (Agence Europe) - L'opérateur gazier slovaque Eustream a affirmé son intérêt, jeudi 19 février, à prolonger le projet russo-turc de gazoduc alternatif au projet South Stream, le Turkish Stream, via son projet de gazoduc Eastring, qui prévoit de relier la Bulgarie, depuis sa frontière avec la Turquie, à la Slovaquie, en traversant la Roumanie, puis la Hongrie ou l'Ukraine.

« Eastring pourrait s'engager à remplir une partie des obligations des contrats à long terme de Gazprom (le gazier russe, ndlr) à l'égard des partenaires européens, contrats que la Russie n'a pas violés jusqu'à présent et ne violera pas, de toute évidence », a estimé le directeur du département international de Eustream, Mirek Topolanek, relayé par plusieurs médias russes. « Les projets Eastring et Turkish Stream ne seront en aucune façon des projets concurrents, au contraire, ils peuvent se compléter », a-t-il ajouté.

Le gaz russe livré via le Turkish Stream à la frontière bulgaro-turque pourrait poursuivre son chemin vers l'Europe occidentale à travers Eastring, qui prévoit aussi de fournir à l'Europe du Sud-Est, avec du gaz en provenance d'Iran, de l'Irak et d'Israël, a précisé M. Topolanek. « Eastring peut être l'infrastructure conçue pour être à la disposition de tout opérateur gazier, y compris Gazprom. Les approvisionnements de gaz depuis la Turquie sont une partie de notre stratégie, si le projet Turkish Stream est réalisé », a-t-il ajouté, précisant toutefois: « ce projet doit être économiquement indépendant de tout producteur de gaz ».

La capacité du gazoduc Eastring sera d'abord de 20 milliards de m3 de gaz par an, avant d'être portée à 40 milliards de m3. Sa longueur sera comprise entre 800 et 1 000 kilomètres. Le coût du projet est estimé à 1,3 milliard € et il devrait être opérationnel fin 2018. En outre, il prévoit des flux inversés.

Des protocoles d'accord avec la Roumanie et la Bulgarie sont prêts à être signés, a aussi indiqué M. Topolanek, qui juge en outre la Commission susceptible de soutenir le pipeline, compte tenu de son apport en matière de diversification des sources et des routes d'énergie.

Gazprom confiant. Le gazier russe croit que ses partenaires européens ne doutent pas de sa fiabilité, malgré ses changements de plan de développement de réseau gazier en faveur d'une nouvelle route en Turquie. « Vous avez sans doute entendu à maintes reprises qu'aucun de nos partenaires qui coopèrent activement avec nous, Total, GDF et Wintershall, doute de la fiabilité de (Gazprom) et que les dirigeants de ces sociétés ont dit qu'ils étaient sûrs de la rentabilité et du caractère indispensable des livraisons de gaz russe à long terme », a déclaré le directeur du département économique et financier de Gazprom, Andrei Kruglov, sur une chaîne de télévision russe, mercredi 18 février. (Emmanuel Hagry)

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