Bruxelles, 19/02/2015 (Agence Europe) - L'eurodéputé Dominique Riquet (PPE, français) prie les institutions européennes de combler le vide juridique en Europe sur les voitures de tourisme avec chauffeur (VTC) et le covoiturage. La réaction du membre des commissions parlementaires des transports et du numérique survient après une nouvelle plainte d'Uber contre la France, introduite auprès de la Commission européenne (EUROPE 11256).
M. Riquet juge la situation actuelle 'préoccupante': « d'un côté l'offre de taxis est jugée insatisfaisante et, de l'autre, la concurrence d'Uber Pop n'est pas strictement équitable ». La société américaine Uber a développé une application pour smartphone, Uberpop, qui met en contact particuliers et chauffeurs de voiture, au grand dam des sociétés de taxis.
M. Riquet estime qu'il ne saurait y avoir, même pour les start up, de « dérogations aux règles fiscales, sociales et de sécurité ». La nouvelle plainte de la société américaine Uber à l'encontre d'une législation française sur les VTC illustre, selon lui, la nécessité de réagir vite au plus haut niveau. « Les régulations publiques sur ce sujet, notamment en matière de concurrence, doivent être précisées et harmonisées à l'échelle européenne afin de prévenir les nombreuses actions en justice intentées par Uber », estime l'eurodéputé. S'il se dit prêt à « accompagner l'innovation et le développement de nouvelles formes de transport de passagers », M. Riquet ne veut pas « renier l'engagement pour une concurrence libre et non faussée ».
Dans un courrier adressé au nom de la commission parlementaire des transports début février, son président, Michael Cramer (Verts/ALE, allemand), a également invité la commissaire européenne aux Transports à détailler sa position vis-à-vis du type de services offerts par Uber (EUROPE 11252). (Marie-Pauline Desset)