login
login
Image header Agence Europe
Bulletin Quotidien Europe N° 11251
ÉCONOMIE - FINANCES - ENTREPRISES / (ae) g20

La faiblesse de la reprise en zone euro montrée du doigt

Bruxelles, 11/02/2015 (Agence Europe) - Les perspectives économiques sont favorables même si la vigueur de la croissance reste « inégale » parmi les pays membres du G20 et demeure « faible, surtout dans certaines économies avancées, notamment la zone euro et le Japon », ont indiqué les grands argentiers mondiaux réunis à Istanbul lundi 9 et mardi 10 février.

Afin d'affronter le risque persistant de « stagnation » qu'aggraverait une période trop longue de faible inflation et de demande intérieure timorée, le 'G20 Finances' préconise « des politiques monétaires accommodantes dans certaines économies ». La récente décision de la BCE de lancer un vaste programme de rachat de titres privés et publics ('quantitative easing' à l'européenne) « soutiendra la reprise dans la zone euro », notent-ils d'ailleurs avec satisfaction. Sur le plan budgétaire, les politiques menées au niveau national devront trouver le juste équilibre entre soutien à la croissance et à la création d'emplois et maintien de l'endettement public à un niveau viable.

Dans ses prévisions économiques d'hiver, la Commission européenne prévoit, pour la première fois depuis 2007, une croissance positive dans tous les pays de l'UE (EUROPE 11247).

Réaffirmant l'engagement des principales économies mondiales à stimuler l'investissement, le 'G20 Finances' promet de mettre en place un « cadre robuste » visant à ce que chaque pays membre soit redevable vis-à-vis des actions entreprises en la matière. Un premier rapport, attendu au sommet du G20 d'Antalya de novembre, permettra de faire le point sur la mise en œuvre des stratégies pour la croissance.

Sur la réforme de l'architecture financière mondiale, les grands argentiers mondiaux sont d'avis que des « étapes critiques » doivent encore être franchies afin d'affronter la question des institutions financières 'trop grosses pour faire faillite'. Néanmoins, la remise d'une étude d'impact « rigoureuse » sur les contours précis d'un nouveau matelas de sécurité (TLAC) dont les trente plus grandes banques mondiales devront se doter à partir de 2019 est renvoyée au sommet d'Antalya, au plus tôt (EUROPE 11196). L'industrie pèse de tout son poids pour freiner cette initiative qui s'avérerait coûteuse. En outre, le 'G20 Finances' s'engage à finaliser, d'ici à fin 2015, la méthodologie qui permettra d'identifier les institutions financières non bancaires d'importance systémiques, telles que les chambres centrales de compensation. Après quoi, des recommandations relatives à un encadrement prudentiel de ces entités seront adressées.

En pleine affaire 'Swissleaks', le 'G20 Finances' a également rappelé les engagements pris afin d'appliquer l'échange automatique d'informations à des fins fiscales tel que préconisé par l'OCDE (EUROPE 11250). Se poursuivront les travaux visant à freiner l'optimisation fiscale des multinationales en vue d'une conclusion d'ici à fin 2015. (Mathieu Bion)

 

Sommaire

ÉCONOMIE - FINANCES - ENTREPRISES
CONSEIL EUROPÉEN
PLÉNIÈRE DU PARLEMENT EUROPÉEN
POLITIQUES SECTORIELLES
ACTION EXTÉRIEURE
COUR DE JUSTICE DE L'UE