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Bulletin Quotidien Europe N° 11217
POLITIQUES SECTORIELLES / (ae) Énergie

Abandon confirmé du projet de gazoduc South Stream

Bruxelles, 12/12/2014 (Agence Europe) - Le ministre russe de l'Énergie, Alexandre Novak, a confirmé au commissaire en charge de l'Union de l'énergie, Maros Sefcovic, au téléphone jeudi 11 décembre, l'abandon du projet de gazoduc South Stream. « Le ministre Novak a confirmé au vice-président Sefcovic que la Russie ne poursuivra pas la réalisation du projet South Stream », indique la Commission, dans un communiqué.

L'exécutif européen précise que M. Sefcovic présentera début 2015 une proposition concernant la structure organisationnelle du groupe de travail de haut niveau mis en place lors de la réunion du 9 décembre entre les pays qui étaient parties prenantes au projet South Stream - Autriche, Bulgarie, Croatie, Grèce, Italie, Roumanie et Slovénie (EUROPE 11214). « M. Sefcovic est confiant que, grâce aux efforts conjoints, ce groupe commencera à livrer des résultats positifs très bientôt », assure la Commission. « Nous allons maintenant intensifier notre travail avec les États membres d'Europe centrale et du Sud-Est sur l'interconnexion des marchés européens et la diversification des approvisionnements en gaz. Ce sont les objectifs de la future Union de l'énergie, qui est une priorité de la nouvelle Commission », commente M. Sefcovic.

Gerhard Schröder tacle la Commission. Pour l'ancien chancelier allemand Gerhard Schröder qui préside le conseil de surveillance du consortium chargé de l'exploitation du gazoduc germano-russe en mer Baltique, Nord Stream, les causes principales de l'arrêt du projet South Stream sont les bureaucrates européens et leurs stratagèmes ainsi que la baisse de la demande du gaz en Europe. « L'UE a cherché depuis toujours à entraver la construction de South Stream, d'abord avec le projet de Nabucco, qui a finalement été enterré à cause des risques qui y étaient liés, puis par le biais de stratagèmes bureaucratiques », a déclaré M. Schröder lors d'une rencontre de représentants des milieux d'affaires russes et européens, dans des propos relayés par le média russe Itar-tass. Selon lui, « des tentatives ont été faites, et elles ont porté leurs fruits, pour contraindre la Bulgarie à ne pas prendre certaines décisions et à ne pas donner certaines autorisations ». M. Schröder a aussi qualifié l'entente passée entre la Russie et la Turquie de « décision de pays souverains » dans laquelle les pays européens « ne doivent pas s'ingérer ». Dans le même temps, il a dit espérer que la Russie et son gazier Gazprom « ne renonceront pas à un marché aussi important que l'Europe ». (EH)

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