Bruxelles, 12/12/2014 (Agence Europe)- Les ministres des Affaires étrangères de l'UE se retrouveront dès le dimanche 14 décembre pour discuter avec l'émissaire des Nations unies pour la Syrie, Staffan De Mistura, de la situation en Syrie. M. De Mistura propose des zones de cessez-le-feu et de gel du conflit pour pouvoir apporter de l'aide humanitaire. La première zone pourrait être Alep.
Les ministres poursuivront leurs discussions sur le sujet de façon formelle lors du Conseil, lundi 15. Le débat, qui portera également sur l'Irak et la lutte contre l'organisation État Islamique, s'inscrit dans la préparation d'une stratégie régionale, qui vise à identifier un certain nombre de lignes d'actions. Cette stratégie devrait être officiellement présentée lors du Conseil du 19 janvier 2015. En plus de la question « comment renforcer les efforts diplomatiques pour avancer vers une transition ? », le Conseil discutera de l'assistance humanitaire et de la question des réfugiés, des combattants étrangers, ou encore des actions qui pourraient être entreprises avec les pays de la région. Des conclusions devraient être adoptées sur la Syrie.
Lors du déjeuner, les ministres s'entretiendront de la situation en Libye et sur l'appui que l'UE peut apporter aux efforts du Représentant spécial du secrétaire général de Nations unies, Bernardino Leon.
Adoption de sanctions en lien avec la Crimée ?
Le Conseil reviendra aussi sur la situation en Ukraine, également au menu du dîner du Conseil européen du 18 décembre. Les ministres pourraient adopter, si les textes sont prêts, de nouvelles mesures sur l'investissement, le commerce et les services en Crimée en raison de la non-reconnaissance de son annexion par la Russie (EUROPE 11198). Le 12 décembre, les travaux techniques étaient toujours en cours.
Le Conseil Affaires étrangères sera précédé d'une rencontre des 'Amis de l'Ukraine' à l'initiative de trois ministres et sera suivi du premier Conseil d'association avec l'Ukraine, en présence de la Haute Représentante, Federica Mogherini, et du Premier ministre ukrainien, Arseni Iatseniouk. Mme Mogherini se rendra dans le pays les 16 et 17 décembre.
Les ministres devraient aussi adopter des conclusions sur la Bosnie-Herzégovine et devraient se mettre d'accord sur une nouvelle stratégie de l'UE envers le pays, sans que les conditions d'adhésion ne soient changées. « Ce n'est pas une nouvelle approche mais un re-séquençage de l'approche », a expliqué une source européenne. Les ministres devraient inviter Mme Mogherini et le commissaire à la Politique de voisinage et aux Négociations d'adhésion, Johannes Hahn, à s'engager avec les dirigeants de Bosnie-Herzégovine pour parvenir à un « engagement écrit irrévocable à entreprendre des réformes ». Une fois qu'un tel engagement écrit aura été approuvé en Bosnie-Herzégovine, également par le Parlement et la société civile, le Conseil devrait décider de l'entrée en vigueur de l'accord de stabilisation et d'association.
Mme Mogherini pourrait aussi dire quelques mots sur la relance du dialogue entre la Serbie et le Kosovo, maintenant que le gouvernement kosovar est en place.
Dimanche, en fin d'après-midi, de manière informelle, les ministres se rencontreront pour continuer leurs discussions sur les méthodes de travail, après une première rencontre en novembre. Ils auront aussi un dîner avec les commissaires qui s'occupent des affaires étrangères et avec la vice-présidente de la Commission chargée du Budget et des Ressources humaines, Kristalina Georgieva, pour discuter du programme de travail et de questions horizontales. (CG)