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Bulletin Quotidien Europe N° 11203
Sommaire Publication complète Par article 28 / 31
AFFAIRES & ENTREPRISES N°126 / (ae) alimentation

Une personne sur neuf est encore sous-alimentée dans le monde (FAO). - La malnutrition dans le monde représente un coût global qui se chiffre entre 2800 et 3500 milliards de dollars, soit de 4 à 5% du PIB mondial, a souligné la FAO à l'occasion de la deuxième conférence internationale sur la nutrition (19-21 novembre). Malgré les progrès enregistrés dans la lutte contre la faim au niveau mondial, la FAO estime encore le nombre de personnes sous-alimentées à 805 millions, soit une personne sur neuf, sur la période 2012-2014, contre 1014,5 millions en 1990-92. Les carences en micronutriments (oligoéléments, vitamines etc.), qui nuisent gravement à la santé, touchent pour leur part quelque deux milliards de personnes, soit environ 30% de la population mondiale. Malgré les résultats non négligeables obtenus dans de nombreux pays, la malnutrition chronique (retard de croissance) touchait encore 161 millions d'enfants de moins de cinq ans en 2013, la malnutrition aiguë (dépérissement) affectant 51 millions d'enfants de moins de cinq ans, précise la « Déclaration de Rome sur la nutrition » publiée à l'occasion de la conférence de la FAO. Ce sont les pays d'Asie qui concentrent le plus de personnes sous-alimentées. En tête l'Inde avec 190,7 millions d'habitants sous-alimentées, suivie par la Chine (150,8 millions) et l'Afghanistan (39,6 millions). De nombreux pays d'Afrique sont également touchés. L'Ethiopie est le plus affecté avec 32,9 millions de personnes sous-alimentées. Sur le continent américain, deux pays sont affectés: Haïti (5,3 millions de personnes) et la Colombie (5,5 millions de personnes). La deuxième conférence internationale sur la nutrition intervient sur fond d'un net ralentissement de l'inflation des prix alimentaires à la consommation, après deux flambées en 2008 et 2011. Après avoir atteint des pics de 23% et de 14% lors de ces deux crises, l'inflation des prix alimentaires en Afrique est retombée à 6% début 2014 mais les experts restent prudents en raison des risques climatiques et de l'instabilité géopolitiques qui persistent dans la région. (IL)

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