Bruxelles, 24/11/2014 (Agence Europe) - Après la restauration de l'ordre constitutionnel en Guinée-Bissau, l'UE et ce pays ont signé un nouveau protocole de pêche d'une durée de trois ans, a annoncé la Commission européenne dans un communiqué publié lundi 24 novembre (EUROPE 11124). Les pêcheurs de l'UE ont un intérêt pour exploiter le thon, les crevettes, les céphalopodes et les espèces démersales le long de la côte du pays.
Des navires de l'UE, en provenance surtout d'Espagne, du Portugal, de France, de Grèce et d'Italie, devraient pouvoir être en mesure de reprendre la pêche dans les eaux locales, après une interruption de deux ans.
L'accord permettra à un maximum de 40 navires de l'UE d'opérer dans les eaux de Guinée-Bissau, en échange d'une contribution financière de l'UE s'élevant à 9,2 millions d'euros par an. L'UE investira 3 millions d'euros par an pour soutenir le développement du secteur de la pêche locale, en renforçant les capacités du pays en matière de suivi, de contrôle et de surveillance des activités de pêche, en encourageant la coopération scientifique, en amélioration les contrôles sanitaires et en offrant un soutien à la pêche artisanale. Ces actions seront programmées et mises en oeuvre en conformité avec les priorités exprimées par la Guinée-Bissau et seront compatibles avec les actions soutenues par l'UE à travers le Fonds européen de développement (FED). « La lutte contre la pêche illégale est d'une importance particulière pour les deux parties et ne peut être résolue que par la coopération et l'approche commune qui sont au coeur de cet accord », conclut la Commission.
En juillet 2014, il avait été convenu de réactiver les procédures de ratification de l'accord de pêche UE/Guinée-Bissau, qui avait été signé en 2012. Cet accord, d'une durée de trois ans, n'avait pas été mis en oeuvre en raison des problèmes politiques dans le pays (coup d'État militaire en avril 2012). (LC)