Bruxelles, 14/11/2014 (Agence Europe) - Le président de la Commission européenne, Jean-Claude Juncker, et le premier vice-président, Frans Timmermans, ont écrit, mercredi 12 novembre, une lettre aux présidents du Parlement européen et du Conseil de l'UE, Martin Schulz et Matteo Renzi, dans laquelle ils expliquent les projets qu'ils entendent mener au cours des cinq prochaines années, ont révélé plusieurs médias.
Les deux hommes expliquent qu'il convient de travailler à rapprocher les citoyens du projet européen et d'avancer avec « un clair sens des priorités ».
Dans cette lettre datée du 12 novembre, le président de la Commission européenne plaide notamment en faveur d'une coopération plus étroite entre les institutions européennes, qui pourrait permettre d'envoyer un « message fort ». Une meilleure coopération et un meilleur ciblage sur des enjeux essentiels, comme l'économie et la croissance, sont essentiels en cette période de crise et en une période de chômage trop élevé, écrivent MM. Juncker et Timmermans.
Le courrier expose ensuite les dix priorités de la Commission, comprenant en premier lieu « une nouvelle relance pour l'emploi, la croissance et l'investissement ». Cette stratégie porte sur l'adoption d'un paquet pour l'emploi, la croissance et l'investissement, sur l'évaluation de la stratégie EUROPE 2020 et sur l'amélioration de la réglementation.
La deuxième priorité est le « marché unique numérique connecté » (reposant sur l'adoption d'un paquet pour le marché unique numérique et sur la réforme du droit d'auteurs).
En troisième position arrive l'Union de l'énergie, qui consiste notamment à assurer le suivi du paquet Énergie/Climat adopté en octobre, à préparer la position de l'UE pour la conférence de Paris de 2015 et à renforcer la sécurité énergétique.
La quatrième priorité porte sur un marché intérieur plus juste et approfondi, reposant sur un tissu industriel plus dense. Sont notamment concernés les propositions sur l'Union des marchés de capitaux, un régime définitif de TVA ou encore les mesures visant à lutter contre la fraude et l'évasion fiscales.
En cinquième place arrive l'Union économique et monétaire « plus juste et approfondie », suivie par « un accord de libre-échange équilibré et raisonnable avec les États-Unis ». La justice et les droits fondamentaux figurent comme 7ème priorité.
Une « nouvelle politique en matière d'immigration » et le renforcement de l'UE sur la scène mondiale suivent.
La dixième priorité consiste à rendre l'UE plus démocratique (meilleur mode de décision sur les OGM, accord interinstitutionnel à trouver sur le registre de transparence obligatoire…).
Les président et vice-président de la Commission insistent encore, dans cette missive, sur le nouvel accord interinstitutionnel à conclure avant la fin de l'année. L'idée est que les trois institutions trouvent un consensus sur un programme pluriannuel qui pourrait être révisé à mi-mandat. « Nous pourrions aussi nous rencontrer deux fois par an » pour évoquer la mise en oeuvre de ce programme, suggèrent encore les deux hommes. (SP)