Bruxelles, 14/11/2014 (Agence Europe) - Les dirigeants des pays du G20 doivent adopter, lors du sommet de Brisbane (15-16 novembre), un 'plan d'action pour la croissance et la résilience' qui inclura un chapitre sur l'élimination des obstacles aux échanges.
Ils devraient, dans ce contexte, prendre acte du compromis à l'OMC trouvé le 13 octobre entre les États-Unis et l'Inde sur les programmes indiens de stockage de produits agricoles à des fins de sécurité alimentaire (EUROPE 11196). Ce compromis doit ouvrir la voie à l'adoption prochaine du protocole de mise en oeuvre de l'accord sur la facilitation des échanges conclu à la conférence OMC de Bali, fin 2013.
Rappelons par ailleurs que selon le dernier rapport conjoint de l'OMC, de l'OCDE et du CNUCED sur les mesures protectionnistes prises par les pays du G20, publié le 6 novembre, 215 nouvelles mesures ont été adoptées depuis novembre 2013 (+12%). Au total, le nombre de mesures restrictives prises au sein du G20 continue d'augmenter depuis le début de la crise, en 2008, et seulement 282 des 1 244 mesures restrictives enregistrées depuis ont été abolies. Mais les trois organisations soulignent que le recours au protectionnisme a été plus modéré que prévu en réaction à la crise de 2008 (EUROPE 11193).
À Brisbane, le G20 (Afrique du sud, Allemagne, Arabie saoudite, Argentine, Australie, Brésil, Canada, Chine, Corée du sud, États-Unis, France, Italie, Inde, Indonésie, Japon, Mexique, Royaume-Uni, Russie, Turquie et UE) est élargi à l'Espagne (invité permanent), la Mauritanie (qui préside l'Union africaine en 2014), la Birmanie (qui préside l'ASEAN), le Sénégal (représentant du nouveau partenariat pour le développement de l'Afrique), la Nouvelle-Zélande et Singapour. (EH)