Bruxelles, 29/10/2014 (Agence Europe) - L'Union européenne est « consternée » par l'exécution de Reyhaneh Jabbari en Iran et exprime ses plus sincères condoléances à sa famille, en particulier sa mère, a souligné, mardi 28 octobre dans la soirée, la Haute Représentante, Catherine Ashton, au nom de l'UE.
« L'UE regrette profondément que le système judiciaire iranien n'ait pas permis un nouveau procès sur l'affaire, en dépit de doutes sur l'équité du procès et des réclamations constantes de Mme Jabbari expliquant qu'elle s'était simplement défendue contre une agression sexuelle », a souligné Mme Ashton.
L'Union européenne appelle les autorités iraniennes à suspendre toutes les exécutions en attente et à envisager d'établir un moratoire sur l'application de la peine de mort, a ajouté la Haute Représentante. L'UE a aussi exprimé sa profonde préoccupation concernant le nombre croissant d'exécutions en Iran et réitéré sa ferme opposition à la peine capitale « cruelle, inhumaine, et irréversible ». Mme Jabbari serait la 967ème personne exécutée depuis l'entrée en fonction d'Hassan Rohani au poste de président de l'Iran, le 4 août 2013, selon l'Iran Human Rights Documentation Centre.
L'UE avait appelé, le 6 octobre, Téhéran à ne pas exécuter Reyhaneh Jabbari (EUROPE 11170). Mme Jabbari a été condamnée à mort en 2009 pour le meurtre de Morteza Abdolali Sarbandi, un ancien agent du ministère iranien des Renseignements. Mme Jabbari, 26 ans, affirmait avoir agi en légitime défense alors qu'il essayait de l'agresser sexuellement. (CG)