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Bulletin Quotidien Europe N° 11186
POLITIQUES SECTORIELLES / (ae) Énergie

économies d'énergie, vives critiques à l'encontre du cadre 2030

Bruxelles, 28/10/2014 (Agence Europe) - Les associations industrielles pour la promotion des économies d'énergie déplorent le manque d'ambition du cadre pour les politiques énergétique et climatique à l'horizon 2030, fixé par le Conseil européen du 24 octobre, et de son objectif d'efficacité énergétique de 27%.

« Au Conseil européen de mars, l'efficacité énergétique avait été élevée au rang de priorité pour accroître la sécurité énergétique et stimuler la croissance. Aujourd'hui, cet objectif est si faible qu'il est dénué de sens, il ne permettra pas à l'UE de réduire sa dépendance énergétique d'un tiers », déplore la Coalition pour les économies d'énergie, dénonçant les évaluations d'impact « manipulées » par la Commission pour artificiellement gonfler les coûts des objectifs d'efficacité énergétique. « Le potentiel rentable des économies d'énergie d'ici à 2030 est en fait de 40%, selon les dernières recherches publiées par la Commission elle-même », insiste la Coalition, soulignant que l'exploitation de ce potentiel relève de la logique économique et d'un intérêt stratégique pour l'UE, puisque chaque pourcentage d'énergie économisée permettrait de réduire les importations de gaz de 2,6%. « Nos dirigeants ont décidé d'ignorer cette réalité, mais la nouvelle Commission et le Parlement européen ont de bonnes raisons d'y remédier », espère toutefois la Coalition.

Pour EuroAce, l'alliance européenne pour la promotion des économies d'énergie dans les bâtiments, dont sont membres les entreprises General Electric Lightning, Philips, Velux, Rockwool, Kingspan, Johnson Control et Knauf Insulation, le Conseil européen a convenu d'un objectif « médiocre ». EuroAce plaide pour un objectif de 40%, correspondant au « potentiel rentable prouvé ». « La rénovation des bâtiments pour faire la chasse au gaspillage est un élément essentiel des efforts de l'UE en matière climatique et de sécurité énergétique, et il offre la meilleure solution à la crise énergétique de l'Europe. Les bâtiments, qui représentent 40% de toute l'énergie consommée dans l'UE, devraient figurer comme le secteur prioritaire dans la prochaine révision des directives 'efficacité énergétique' et 'performance des bâtiments' », insiste EuroAce, soulignant qu'un programme de rénovation d'un montant équivalent à 25% de ce que les États membres consacrent actuellement pour payer l'énergie importée (400 milliards d'euros par an) pourrait contribuer à réduire la demande d'énergie du parc immobilier de l'UE de 80% d'ici 2050.

L'association européenne pour la promotion de la cogénération, CogenEurope, déplore elle aussi la « mise de côté » de l'efficacité énergétique dans le cadre 2030. « L'absence de lien entre les réductions d'émissions de gaz à effet de serre et l'amélioration de l'efficacité énergétique est un sujet de préoccupation pour le secteur de la cogénération. Depuis le début des années 2000, la solution à haut rendement énergétique qu'est la cogénération n'a pas connu une croissance importante sur le marché européen. Le cadre 2020 n'a certainement pas fourni une impulsion à ce secteur, tandis que les effets de la directive 'efficacité énergétique' restent encore à être démontrés », souligne l'association.

Le partenariat européen pour l'énergie et l'environnement (EPEE), qui représente l'industrie de la réfrigération, de la climatisation et des pompes à chaleur, critique lui aussi le « faible niveau d'ambition en matière d'efficacité énergétique ». « Un si faible dénominateur commun ne sera pas suffisant pour stimuler des mesures effectives et des investissements dans les technologies efficaces », déplore l'EPPE. (EH)

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