Bruxelles, 28/10/2014 (Agence Europe) - Financer des projets de recherche sur le cancer du sein, qui se concentrent sur la médecine personnalisée, c'est actuellement la voie la plus prometteuse, selon la Commission européenne. Celle-ci a profité, mardi 28 octobre, du fait que le mois d'octobre soit le mois consacré par la communauté internationale à la sensibilisation au cancer du sein pour mettre en lumière les dernières avancées en matière de recherche, financées par l'UE (7ème programme-cadre - 2007-2013), dans les traitements et les dépistages de cette maladie qui risque de frapper une femme sur huit dans les pays développés.
La Commission a souhaité surtout mettre en avant le projet TRANSBIG. Dans le cadre de ce projet, qui tente de mieux relier le travail de laboratoire au traitement, des essais cliniques (MINDACT) sont actuellement menés à partir d'analyses génomiques pour déterminer dans quelles circonstances la chimiothérapie, dont les effets secondaires peuvent être très importants (cancers secondaires, lésions cardiaques), est la plus adéquate pour des patientes déjà opérées du cancer du sein. Les résultats de ces essais, auxquels participent plus de 6 600 femmes de 9 pays, devraient être connus dans le courant de l'année 2015, mais on estime déjà qu'entre 10% et 20% de chimiothérapies pourraient être évitées.
Plusieurs autres projets sont également menés, dont: - les essais EPIC (521 000 personnes suivies pendant 15 ans) se concentrent sur les liens entre le régime alimentaire, les modes de vie et l'environnement, et les risques de développer un cancer du sein ; - en analysant la circulation des cellules tumorales et de leur ADN dans le sang, CareMore (diagnostique moléculaire par faisceau laser) et CTCTrap (une sorte de biopsie par dialyse) tentent d'améliorer le diagnostic précoce et les traitements pour les femmes qui ont un cancer du sein métastatique ; - ASSURE cherche des alternatives à la mammographie (ultrasons, IRM), en testant des dépistages personnalisés ; - RATHER (vaste comparaison de tissus normaux et cancéreux) et MERIT (recherche d'une nouvelle immunothérapie à base de l'ARN) veulent aussi personnaliser le dépistage et le traitement, pour les cancers du sein triple négatif et lobulaire invasif (pour RATHER), qui sont tous deux aujourd'hui particulièrement difficiles à soigner, car aucun traitement spécifique n'est connu. (JK)