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Bulletin Quotidien Europe N° 11185
ÉCONOMIE - FINANCES - ENTREPRISES / (ae) banques

Stress tests, la Grèce et Chypre espèrent des implications pour leur dette

Bruxelles, 27/10/2014 (Agence Europe) - Les deux pays de l'eurozone toujours sous programme d'ajustement économique, la Grèce et Chypre, estiment que l'issue plutôt positive de l'examen de santé mené par l'ABE et la BCE au niveau européen sur leurs banques leur permettra de réduire leur dette publique respective.

La Grèce réservait dans l'enveloppe du Fonds hellénique de stabilité financière (HFSF) environ onze milliards d'euros empruntés à l'eurozone pour le secteur bancaire. Était dans l'air en Grèce, depuis plusieurs semaines, la possibilité de rendre cet argent au Fonds européen de stabilité financière (FESF), fonds temporaire de sauvetage de l'eurozone, afin de réduire la dette publique. La Commission a ouvert la porte à une telle option ce lundi 27 octobre. Notant que l'examen de santé des quatre banques systémiques avait révélé un besoin limité en capital additionnel (18 millions d'euros) chez une seule banque, Simon O'Connor, porte-parole de la Commission, a expliqué que l'on pouvait s'attendre « avec confiance » à ce que la banque comble ce déficit « sans le soutien du Fonds hellénique de stabilité financière (HFSF) ».

La Commission et ses partenaires de la 'troïka', la BCE et le FMI, vont désormais analyser avec les autorités grecques « le niveau approprié de fonds qui devrait être maintenu dans le HFSF pour garantir la stabilité du secteur bancaire », a poursuivi M. O'Connor. Et d'ajouter: « nous nous attendons néanmoins à ce qu'une large partie du coussin de capital de 11 milliards ne soit plus nécessaire pour cet objectif et puisse être rendue au Fonds européen de stabilité financière (FESF) ». Cela réduira la dette du même montant, a poursuivi M. O'Connor. L'on peut, par contre, s'attendre à ce que cette possibilité nécessite l'approbation unanime des membres de l'eurozone, à l'instar de ce qui a été fait pour l'Irlande et sa demande de remboursement anticipé des prêts du FMI (EUROPE 11154).

Chypre entend emprunter la même voie. Le Mécanisme européen de stabilité, fonds permanent de l'eurozone, se tenait prêt à verser à l'île jusqu'à 1,35 milliard d'euros dans le cadre du programme, dont jusqu'à un milliard pour financer de possibles besoins en capitaux qui auraient pu être révélés par l'examen de santé des banques. Hellenic Bank a révélé un faible déficit, malgré la prise en compte de son augmentation de capital en 2014. Ce déficit sera plus que couvert par la conversion des titres de créances convertibles, mais également via l'émission de titres par la banque, indique la banque centrale chypriote. « Un résultat très important de cet exercice », poursuit la banque centrale de l'île, est que le milliard disponible dans le plan d'assistance financière « ne sera pas utilisé et restera disponible comme coussin ». La banque centrale explique que la dette de l'île sera donc réduite d'un milliard d'euros par rapport aux projections du protocole d'accord signé avec les créanciers internationaux. Toutefois, il appartient désormais à l'Eurogroupe d'adapter le plan des versements à la lumière des résultats des tests passés sur les banques. (EL)

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