Bruxelles, 22/10/2014 (Agence Europe) - Ce serait tuer le quatrième paquet ferroviaire que de scinder le pilier technique du pilier politique, avertit l'Association européenne du fret ferroviaire (ERFA), qui représente les nouveaux entrants sur le marché des services ferroviaires.
L'ERFA fait valoir divers arguments pour que la réforme du rail soit bien traitée comme un tout, alors que divers intervenants souhaiteraient qu'un accord soit trouvé rapidement sur le pilier technique (qui fait déjà l'objet d'une position du Parlement européen et du Conseil européen), afin que les nouvelles règles puissent être applicables au plus vite.
Les nouveaux entrants estiment que supprimer les barrières techniques sans supprimer les barrières politiques entravant la compétitivité du rail placerait le secteur dans une position affaiblie par rapport aux autres modes de transport. En outre, selon l'ERFA, un accord sur le pilier technique avant le pilier politique laisserait le marché dominé par les grands acteurs. La consolidation du marché n'étant pas favorable aux consommateurs, l'ERFA insiste aussi sur la nécessité de la transparence financière au sein des entités ferroviaires et l'assurance d'une gestion efficace des infrastructures.
À ce stade, le président de la commission parlementaire des transports, Michael Cramer (Verts/ALE, allemand), et la future commissaire aux Transports, Violeta Bulc, ont confirmé leur intention de négocier la réforme ferroviaire en tant que paquet. (MD)