Bruxelles, 22/10/2014 (Agence Europe) - Les chiffres du déficit et de la dette publics de l'UE et de l'eurozone pour 2013, établis par Eurostat avec le nouveau système SEC 2010 et publiés mardi 21 octobre, ont été revus à la baisse par rapport aux données publiées en avril dernier.
Le déficit public de l'eurozone a atteint 2,9% en 2013, selon les chiffres mis à jour, au lieu de 3%, selon ceux d'avril dernier. Du côté de l'UE, la même tendance est observée, le déficit est ramené à 3,2%, contre 3,3% estimés en avril. Comme on le fait remarquer du côté d'Eurostat, l'impact sur les niveaux de dette est plus significatif. Ainsi, la dette publique de l'eurozone s'est affichée à 90,9% en 2013, contre 92,6%, selon les donnés d'avril. Celle de l'UE à 85,4% et non 87,1%, comme publié en avril dernier.
Lorsque l'on regarde les données État par État, le changement le plus flagrant en ce qui concerne le déficit est l'Irlande et, pour la dette, Chypre. Ainsi, Dublin voit son déficit s'établir à 5,7% du PIB en 2013, alors que, calculé sous l'ancienne méthodologie, celui-ci s'affichait à 7,2%. La dette publique chypriote, auparavant calculée à 111,7% du PIB, représente, selon la nouvelle méthodologie, 102,2% du PIB, principalement à cause de la révision du PIB. L'impact sur le déficit de Chypre est moins élevé, puisque celui-ci passe de 5,4% du PIB à 4,9% en vertu de la nouvelle méthodologie.
À noter également que le Luxembourg voit son excédent budgétaire augmenter en vertu de la nouvelle méthodologie, atteignant 0,6% du PIB en 2013, alors que les chiffres d'avril l'affichaient à 0,1%. L'Allemagne, qui atteignait tout juste l'équilibre, se retrouve en léger excédent en 2013 (+0,1%). La France gagne également un peu au change, son déficit pour 2013 a été ramené à 4,1% contre 4,3%, selon les chiffres d'avril. La Grèce, qui conserve la dette et l'un des déficits les plus élevés de l'UE, voit également ses chiffres baisser. Sa dette a atteint 174,9% selon les dernières données d'Eurostat, contre 175,1% selon celles d'avril. Son déficit s'est établi à 12,2% et non 12,7%. Il est à noter que dans le cas grec, le coût du soutien au secteur bancaire a également été revu à la baisse. En avril, il était estimé à 10,8% du PIB et l'est désormais à 10,4%, pour des raisons indépendantes de la méthodologie d'Eurostat.
La Croatie et l'Estonie voient, pour leur part, leur déficit respectif se creuser. Eurostat les décrivait respectivement à 4,9% et 0,2% du PIB en avril pour 2013 et les situe désormais à 5,2% et 0,5% du PIB. (EL)