Bruxelles, 22/10/2014 (Agence Europe) - Pour la deuxième fois, les chefs d'État et de gouvernement de l'UE débattront, jeudi 23 octobre dans la soirée, à Bruxelles, des moyens d'intensifier la lutte contre l'épidémie d'Ebola en Afrique de l'Ouest pour que l'UE contribue à contenir sa propagation et à l'endiguer à la source, en coordination étroite avec les Nations Unies, l'Union africaine et les organisations régionales.
L'objectif est d'accroître les ressources financières au-delà des 450 millions d'euros déjà engagés par l'UE en aide humanitaire (experts, laboratoires mobiles, centres de traitement, acheminement d'aide par transport aérien) et en aide au développement (principalement l'appui budgétaire direct aux pays les plus touchés (Libéria, Sierra Leone, Guinée). Mais il s'agit surtout d'accroître les moyens en personnel de santé prêt à se rendre sur place, en équipements médicaux de protection, en ressources militaires logistiques pour soutenir l'effort humanitaire sur le terrain et d'assurer le rapatriement du personnel médical international en cas de besoin.
Extrêmement préoccupé par l'ampleur de cette épidémie galopante, qui a fait déjà plus de 4 500 morts, qui a dévasté le tissu économique et social des pays africains les plus touchés (Liberia, Sierra Leone, Guinée) et qui représente une menace pour la paix et la sécurité mondiale, le Conseil européen abordera tous les aspects de la réponse coordonnée de l'UE en se fondant sur les conclusions adoptées par le Conseil Affaires étrangères du 20 octobre (EUROPE 11181 et 11180).
Pour incarner cette réponse coordonnée qui doit monter en puissance, les chefs d'État et de gouvernement procéderont à la nomination d'un coordonnateur spécial de l'UE qui aura pour mandat de garantir l'engagement le plus efficace possible entre l'Union européenne, ses États membres et les Nations unies. Cette personnalité sera basée au centre de coordination et de réaction d'urgence de la Commission européenne (DG ECHO). (AN)