login
login
Image header Agence Europe
Bulletin Quotidien Europe N° 11177
Sommaire Publication complète Par article 18 / 31
POLITIQUES SECTORIELLES / (ae) Énergie

Sécurité énergétique à court terme, les stress tests attendus

Bruxelles, 15/10/2014 (Agence Europe) - Le commissaire à l'Énergie, Günther Oettinger, dévoilera, ce jeudi 16 octobre, les résultats des premiers tests de résistance (stress tests) du système énergétique de l'UE à une rupture de l'approvisionnement à court terme. Selon des premières informations lâchées début octobre, les stress tests montrent que l'UE peut gérer un mois de rupture d'approvisionnement sans problème et pourrait faire face avec un peu plus de difficultés si une interruption durait plus d'un mois.

La nouvelle stratégie commune pour la sécurité énergétique, présentée fin mai par la Commission, repose notamment sur des actions immédiates pour renforcer la capacité de l'UE à surmonter une perturbation majeure de l'approvisionnement à l'hiver 2014/2015, à la lumière du différend gazier russo-ukrainien et des tensions avec la Russie. À cet effet, l'exécutif européen a proposé de réaliser des tests de résistance du système énergétique de l'UE à une rupture de l'approvisionnement. L'objectif étant, sur cette base, d'établir des plans d'urgence et de créer des mécanismes de secours. Ceux-ci incluraient l'augmentation des stockages de gaz, la réduction de la demande à court terme, l'utilisation de combustibles de substitution pour le chauffage et de carburants alternatifs pour les transports. Ils incluraient aussi la mise en place d'infrastructures de secours et de flux inversés, et la mise en commun d'une partie des stocks de sécurité.

À la lumière de la crise ukrainienne, le Conseil européen des 26 et 27 juin avait soutenu la mise en place de mesures urgentes pour renforcer la résilience de l'UE et sa sécurité énergétique à court terme.

Lors de la session informelle du Conseil Énergie du 6 octobre, le commissaire Oettinger avait dévoilé aux ministres les premiers résultats des stress tests. Le sous-secrétaire d'État italien au Développement économique et à l'Énergie, Claudio De Vincenti, avait alors indiqué à la presse que, selon ces résultats, l'UE « [pourrait] avoir un peu plus de problèmes si une interruption dure plus d'un mois, mais [elle pourrait] encore faire face ». M. De Vincenti avait précisé que l'UE pourrait pallier une pénurie des fournitures de gaz russe à court terme en recourant à ses stockages et au GNL et en diversifiant ses approvisionnements.

L'UE est fortement dépendante de ses importations d'énergie: elle importe 53% de l'énergie qu'elle consomme, soit une facture de près de 400 milliards d'euros par an. Sa dépendance est de 88% pour le pétrole, 66% pour le gaz naturel, 42% pour les combustibles fossiles solides (charbon) et 95% pour l'uranium.

Ces chiffres signifient que l'UE peut être très vulnérable aux chocs externes d'énergie. De nombreux États membres sont fortement dépendants d'un seul fournisseur, dont six qui sont entièrement dépendants de la Russie pour leur gaz naturel (Bulgarie, Estonie, Finlande, Lettonie, Lituanie et Slovaquie). Les trois pays baltes comptent aussi sur un seul opérateur externe pour le fonctionnement et l'équilibrage de leur réseau d'électricité, et pour une part importante de leur approvisionnement en électricité.

Après les pénuries de gaz conséquentes aux différends gaziers russo-ukainiens de 2006 et 2009, la crise en Ukraine a de nouveau mis l'UE en alerte sur la gravité de ces dépendances. (EH)

Sommaire

AU-DELÀ DE L'INFORMATION
ÉCONOMIE - FINANCES - ENTREPRISES
INSTITUTIONNEL
POLITIQUES SECTORIELLES
ACTION EXTÉRIEURE