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Bulletin Quotidien Europe N° 11153
POLITIQUES SECTORIELLES / (ae) consommateurs

Une place de choix dans la Commission Juncker, selon le BEUC

Bruxelles, 11/09/2014 (Agence Europe) - À défaut de pouvoir compter sur un commissaire spécifiquement dédié à la Protection des consommateurs dans la Commission Juncker (les consommateurs tombent dans le portefeuille attribué à Mme Vera Jourova (tchèque), à savoir la Justice, les Consommateurs et l'Égalité des genres), le Bureau européen des unions de consommateurs (Beuc), a fait, mercredi 10 septembre, contre mauvaise fortune bon coeur. C'est l'importance rehaussée des questions de consommateurs - et en particulier les droits des consommateurs garantis par la législation de l'UE qu'il salue. Dans le même temps, vu l'importance accordée à la ' Better régulation', il met en garde contre le risque d'une dérégulation au seul profit de l'industrie qui pourrait, paradoxalement, s'exercer au détriment de ces droits. Les consommateurs étant des moteurs de la croissance dès lors qu'ils ont confiance dans le marché, ils devraient être au premier rang des préoccupations de la nouvelle Commission, estime le Beuc.

« Nous sommes encouragés de constater que les affaires concernant les consommateurs aient une place de choix dans la nouvelle Commission. Un commissaire spécifiquement dédié aux consommateurs aurait bien sûr notre préférence, mais lier les questions de consommateurs et les questions de justice peut être un gage de succès. Cette combinaison de responsabilités de l'UE aidera à renforcer l'application des droits des consommateurs, ce qui est une priorité absolue pour les organisations de consommateurs », a déclaré Monique Goyens, directrice générale du Beuc.

Plus circonspecte à l'égard de l'accent explicite mis par M. Juncker sur l'objectif de « Mieux légiférer », elle met en garde contre l'écueil d'une déréglementation contre-productive. « Il est évident que les lois doivent être efficaces, mais soyons clairs: une réduction unilatérale de la charge réglementaire pesant sur les entreprises n'est pas synonyme de mieux légiférer et ne devrait jamais s'exercer au détriment des consommateurs, de l'environnement ou des travailleurs ».

Le BEUC regrette aussi que, dans la réorganisation des services de la Commission européenne, M. Juncker ait remis les produits pharmaceutiques et les dispositifs médicaux, qui dépendent actuellement de la DG Santé et Consommateurs (SANCO), sous la responsabilité des services de la DG Entreprises et Industrie. « Les politiques concernant les produits pharmaceutiques et les dispositifs médicaux devraient être conçues pour promouvoir et protéger la santé publique », souligne Mme Goyens. (AN)

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