Bruxelles, 10/09/2014 (Agence Europe) - Le groupe S&D au Parlement européen prévient qu'il n'adoubera pas le futur commissaire aux Services financiers - le conservateur britannique Jonathan Hill - si celui-ci ne s'exprime pas clairement en faveur du respect des règles européennes limitant les bonus.
« Nous n'accepterons aucune remise en cause du plafonnement des bonus. Que des banques majeures utilisent de nouvelles formes de primes pour contourner la limitation des bonus constitue une provocation. Si vous faites partie de l'UE, vous devez appliquer les mêmes règles que dans n'importe quel autre État membre. Le prochain commissaire aux Services financiers doit s'exprimer de manière limpide sur cette question sinon nous rejetterons sa candidature », a déclaré le président du groupe S&D au Parlement européen, l'Italien Gianni Pittella. Et d'ajouter: « la lutte contre les comportements irresponsables et prédateurs dans la sphère financière constitue, et constituera, une pré-condition sine qua non au soutien des sociaux-démocrates au nouveau collège des commissaires ».
Le Royaume-Uni a contesté devant la Cour de justice de l'UE la législation européenne (paquet 'CRD IV') introduisant dans l'UE à partir de 2014 un plafond pour la partie variable de la rémunération d'un dirigeant d'une banque ou d'une société d'investissement (EUROPE 10812). Un bonus ne pourra plus dépasser la partie fixe du salaire annuel (ratio 1: 1) à moins qu'une majorité d'actionnaires donne son feu vert pour octroyer un bonus allant jusqu'au double de la rémunération fixe (ratio 2: 1). Lors de l'adoption des règles au Conseil de l'UE, le Royaume-Uni avait été mis en minorité dans le cadre d'un vote officiel. (MB)