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Bulletin Quotidien Europe N° 11152
ÉCONOMIE - FINANCES - ENTREPRISES / (ae) concurrence

La volte-face de J. Almunia dans l'affaire Google convainc à moitié

Bruxelles, 10/09/2014 (Agence Europe) - Le revirement du commissaire à la Concurrence, Joaquim Almunia, dans le dossier 'Google' ne convainc qu'à moitié les opposants au géant américain de l'Internet impliqué dans une affaire d'abus de position dominante

Le commissaire avait déclaré dans la presse que les arguments des plaignants devraient être analysés et que Google devrait trouver des solutions à des préoccupations jugées in fine justifiées (EUROPE 11151).

La démarche du commissaire a certes été qualifiée de « volte-face » par l'eurodéputé Markus Ferber (PPE, allemand) lors d'une conférence réunissant certains d'entre eux à Bruxelles sur la neutralité de la recherche sur internet, mercredi 10 septembre, organisée par ENPA, EMMA et le projet 'Internet ouvert'. Cependant, l'eurodéputé semble douter que la situation puisse changer drastiquement dans ce dossier ouvert depuis quatre ans. M. Ferber reste convaincu que M. Almunia veut clôturer ce dossier à tout prix avant la fin de son mandat. Or, selon lui, l'affaire n'est pas encore mûre. Avec le Parlement européen, il compte faire pression pour « donner une chance à ce qu'une approche sérieuse soit trouvée pour donner aux plaignants et aux problèmes une bonne solution ».

Monique Goyens, directrice générale au Bureau européen des consommateurs (BEUC), un des plaignants, va quant à elle plus loin. Le règlement du cas Google sera peut-être retardé, envisage-t-elle, mais elle ne comprend pas que la Commission européenne puisse encore considérer cette option. Un règlement en l'état serait « non éthique » et « totalement contraire aux intérêts des consommateurs », a-t-elle martelé. Elle tient pour preuve que Google donne toujours la préférence à ses propres services, que le mécanisme d'enchères proposé n'est pas sérieux (pour faire apparaître des services en haut de page) et aurait des répercussions sur les prix offerts aux consommateurs. La stratégie de Google mène à moins d'innovation et à un choix amoindri pour les consommateurs, conclut-elle. En conséquence, Mme Goyens plaide pour que toute décision prise par la Commission européenne soit basée sur le principe de non-discrimination. (MD)

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