Bruxelles, 10/09/2014 (Agence Europe) - Les ambassadeurs des États membres poursuivaient leurs discussions sur la mise en oeuvre des sanctions adoptées lundi 8 septembre à l'encontre de la Russie, mercredi 10 septembre à l'heure où nous mettions sous presse (EUROPE 11151).
Lors d'une conférence du German Marshall Funds à Bruxelles, la ministre des Affaires étrangères italienne, Federica Mogherini, dont le pays assure la présidence du Conseil de l'UE, a expliqué que l'application des sanctions avait été suspendue en raison d'« un débat en cours au sein de l'UE, mais aussi avec les États-Unis et l'Ukraine, sur le moment où la mise en oeuvre (des sanctions adoptées lundi) serait la plus efficace et n'interférerait pas ni ne serait un signe contradictoire avec le travail du président ukrainien, Petro Porochenko, visant à concrétiser l'accord » signé le 5 septembre à Minsk. « Il faut trouver une unité autour du timing et une réflexion commune si besoin au plus haut niveau politique », a-t-elle ajouté.
La future Haute Représentante de l'UE pour les Affaires étrangères a précisé que certains pays pensaient même que les leaders européens devraient avoir une « autre chance de discuter, d'une manière formelle ou informelle ». Mme Mogherini, qui a insisté sur l'importance de l'unité européenne, a ajouté que tous les États membres devaient être à l'aise avec la mise en oeuvre des mesures adoptées la veille.
La ministre a aussi précisé s'être entretenue, le matin même, avec son homologue ukrainien Pavlo Klimkin qui lui avait confié que, si de nouvelles sanctions étaient nécessaires, le cessez-le-feu tenait et des pas allant dans la bonne direction étaient attendus dans les prochaines heures et prochains jours.
Mme Mogherini a expliqué que la réponse européenne à la crise ukrainienne dépendrait de la Russie, de la façon dont Moscou traduira ses mots en actes permettra à l'accord de Minsk d'être concrétisé. (CG)