Bruxelles, 10/09/2014 (Agence Europe) - La Conférence des régions périphériques et maritimes (CRPM) ne partage pas toujours la lecture de la réforme de la politique régionale et des bénéfices escomptés que réalise la Commission européenne dans le 6ème rapport sur la cohésion, débattu lors du Forum sur la cohésion les 8 et 9 septembre.
À la lecture du document, la CRPM ne partage pas pleinement l'idée que l'arsenal de nouvelles mesures, telles que les conditions ex ante ou les indicateurs de résultats, contribueront bien à assurer de meilleurs résultats aux investissements européens (EUROPE 10985). Les régions périphériques maritimes ne peuvent écarter le risque d'une absorption au rabais des fonds structurels à cause de pré-requis bureaucratiques trop stricts dans la mise en oeuvre des programmes opérationnels.
L'association a toujours été, et reste, critique sur la méthode de calcul des allocations des fonds structurels aux régions. Le PIB régional ne reflète pas de façon précise les défis posés aux régions, par conséquent la CRPM recommande d'avoir recours à l'index de compétitivité régionale du Centre commun de recherche de la Commission. Une critique qui semble cependant avoir reçu l'attention du commissaire européen au Développement régional sortant. Johannes Hahn a en effet reconnu dans son discours de clôture du Forum de la Cohésion, mardi 9 septembre, qu'une des pistes de réflexion pour l'avenir de cette politique était de considérer les diverses dimensions des problèmes de développement dans les critères d'allocation et pas uniquement le PIB.
Par ailleurs, la CRPM constate avec regret que la Commission européenne part du principe que l'intervention de la politique de cohésion se concentre désormais davantage sur la correction de facteurs « influencés par l'humain » et moins sur les handicaps géographiques. La CRPM juge qu'ignorer les caractéristiques géographiques est au contraire alarmant. (MD)