Bruxelles, 03/09/2014 (Agence Europe) - La start-up californienne Uber, qui facilite le co-voiturage mais s'attire l'ire des compagnies de taxis, est bannie dans toute l'Allemagne. Le tribunal régional de Francfort a rendu public, mardi 2 septembre, un jugement interdisant dans le pays son application Uberpop permettant de réserver un chauffeur privé. Ce jugement fait suite à une plainte introduite par un collectif de taxis allemand.
Uber avait déjà défrayé la chronique en avril dernier après avoir été interdite dans la ville de Bruxelles, une décision virulemment décriée par la commissaire européenne à l'Agenda numérique, Neelie Kroes, qui arguait, au contraire, qu'Uber était la bienvenue en Europe, après que l'application se soit diffusée de manière fulgurante aux États-Unis. Elle serait également déçue de la décision de justice allemande.
Avec le commissaire européen aux Transports, elle partage l'avis que l'UE doit soutenir le développement de nouveaux modèles innovants de services, dont ceux liés à la mobilité, tant que les consommateurs restent protégés.
Ce qui du reste n'est pas du tout du goût de l'Union des transporteurs européens (IRU) qui, au contraire, soutient la décision du tribunal allemand et plaide pour qu'Uber soit interdite dans toute l'Europe. L'association juge inacceptable qu'Uber offre des services de taxis sans se soumettre aux règles créées pour protéger les consommateurs. Elle dénonce aussi que le mode opératoire d'Uber ne respecte pas les prérequis de base d'une concurrence loyale. (MD)