Bruxelles, 03/09/2014 (Agence Europe) - La Présidence italienne place la stratégie communautaire de « renaissance industrielle », qui vise à porter à 20% la part du secteur manufacturier dans le PIB de l'UE d'ici 2020, au coeur de son action, en mettant l'accent sur les PME, a confirmé la ministre du Développement économique, Federica Guidi, devant la commission industrie du Parlement européen, mardi 2 septembre.
La priorité numéro un de Mme Guidi sera d'évaluer la mise en oeuvre de cette stratégie intégrée proposée par l'ex-commissaire à l'Industrie, redevenu député européen, Antonio Tajani, en janvier dernier - en même temps que le nouveau cadre pour les politiques énergétique et climatique à l'horizon 2030 - pour renforcer la base industrielle de l'UE. À cet égard, Mme Guidi est déterminée à promouvoir une approche intégrée de la politique industrielle à l'ensemble des politiques et des instruments qui ont un impact sur la compétitivité de l'UE, concept appelé « mainstreaming » dans le jargon communautaire.
« La croissance et l'emploi, c'est la première priorité du semestre italien. Il faut permettre un renforcement de la gouvernance européenne en matière de compétitivité », a insisté Mme Guidi, qui entend renforcer les rôles du Conseil Compétitivité et du groupe de haut niveau sur la compétitivité et la croissance. La Présidence veut aussi stimuler la mise en oeuvre complète du Small Business Act pour les PME.
« J'espère que, sous Présidence italienne, nous aurons un véritable Conseil Compétitivité qui oeuvre comme un pilier à côté du Conseil Ecofin », a commenté Antonio Tajani (PPE, italien), mettant en particulier l'accent, lors de son intervention, sur l'accès au crédit pour les PME. « Nous demandons une intervention très forte de la Présidence italienne sur cette question. Sans les PME, nous ne pourrons pas créer cette économie sociale de marché dont l'UE a besoin », a-t-il insisté. « Pour une politique industrielle plus forte, il faut renforcer la gouvernance », a pour sa part estimé Patrizia Toia (S&D, italienne). « Pour l'objectif de 20% pour la part du secteur manufacturier dans le PIB de l'UE, il faut trouver des instruments plus adéquats », a-t-elle estimé, appelant à miser sur des instruments qui ont un effet de levier et des instruments de financement avec partage des risques, et sur la commercialisation des résultats de la R&D.
La ministre italienne de l'Éducation et de la Recherche, Stefania Giannini, a pour sa part mentionné l'investissement dans la recherche et la formation, ainsi que la mobilité pour les chercheurs dans l'UE et la promotion du partenariat en matière de recherche et d'innovation avec la zone méditerranéenne (initiative PRIMA) comme les principales priorités de son programme ce semestre. (EH)