Strasbourg, 02/07/2014 (Agence Europe) - La Commission et plusieurs députés européens ont noté, lors d'un débat au PE, mercredi 2 juillet, les succès de la présidence grecque du Conseil de l'UE, en dépit des circonstances difficiles sur le plan intérieur ainsi que de l'interruption des travaux avec le PE en raison du scrutin européen, en mai dernier. Le débat, qui avait lieu en session plénière du PE, a par ailleurs largement dévié sur la situation interne du pays avec une pluie de commentaires aigres de la part d'eurodéputés grecs issus des partis d'opposition.
Pour la Commission, le vice-président Maros Sefcovic a parlé de « résultats impressionnants », notamment sur l'union bancaire ou la directive sur le détachement des travailleurs. Il a souligné que le semestre qui touche à sa fin a également été celui du retour du pays sur les marchés internationaux, à la croissance et à un budget en excédent. Des députés PPE croates, Dubravka Suica et Andrej Plenikovic, ont salué le travail effectué sur la politique maritime et la stratégie adriatique. L'Allemand Sven Giegold (Verts/ALE) a, pour sa part, remercié la présidence d'avoir conclu une série de dossiers importants pour stabiliser les marchés financiers, mais a regretté que rien n'ait été fait en ce qui concerne l'approfondissement de l'Union économique et monétaire (blueprint de la Commission et documents des quatre présidents) ou encore sur la concurrence fiscale. Pour le PPE, la polonaise Danuta Jazlowiecka a dit à M. Samaras qu'elle trouvait que la présidence grecque avait été crédible et responsable.
Le président du Parlement européen, Martin Schulz, a déclaré qu'il n'y avait pas eu plus de législations adoptées que sous présidence grecque. Le Premier ministre grec, Antonis Samaras, a rappelé les chiffres: 67 accords politiques, auxquels s'ajoutent quinze initiatives législatives où un consensus a été trouvé avec la Commission, le tout en quatre mois au lieu de six. M. Samaras a également précisé que la Grèce n'avait utilisé que 40% du budget initialement mis sur la table pour la présidence.
Miltiadis Kyrkos, député grec du parti la Rivière (S&D), a estimé, de son côté, que la présidence grecque n'avait pas pris d'initiatives sur le chômage des jeunes. Jugeant que la présidence s'était contentée d'un « travail bureaucratique », il a également relevé qu'elle avait été absente du dossier ukrainien. Sur ce front, M. Samaras a rétorqué que la présidence, en étroite collaboration avec la Commission, avait suivi une double approche: dialogue politique et plus de sanctions, si nécessaire. M. Samaras s'est en outre montré désolé que le débat ait davantage tourné autour de la situation intérieure de son pays. (EL)