Strasbourg, 02/07/2014 (Agence Europe) - L'Union européenne a exhorté, mardi 1er juillet, le gouvernement du Sri Lanka à coopérer pleinement dans l'enquête sur les allégations de violations des droits de l'homme commises au cours des dernières années de la guerre civile « pour résoudre les questions des responsabilités en tant qu'étape importante pour favoriser une véritable réconciliation ». « Il convient aussi de permettre à tous les acteurs de s'engager sans crainte de représailles », a ajouté le porte-parole de la Haute représentante.
« Le Sri Lanka a parcouru un long chemin dans la reconstruction du pays depuis la fin du conflit, il y a cinq ans, mais les efforts ne doivent pas s'arrêter là », a expliqué le porte-parole. Il a souligné que la mise en oeuvre « intégrale » des recommandations de la Commission sri lankaise sur les leçons apprises de la guerre et la réconciliation et le fait de faire avancer une solution politique durable étaient « essentiels pour une croissance pacifique et la stabilité au Sri Lanka ». L'UE est disposée à continuer à aider le Sri Lanka dans ses efforts pour faire des progrès sur ces questions, a précisé le porte-parole.
L'Union européenne a aussi salué la nomination, le 25 juin, par le Haut commissariat des Nations unies pour les droits de l'homme, Navi Pillay, de trois experts - le lauréat du prix Nobel, Martti Ahtisaari, Silvia Cartwright et Asma Jahangir - pour aider l'équipe d'enquête pour le Sri Lanka menée par son bureau. Ils ont pour mission de conseiller et soutenir cette équipe composée de 12 membres, mise en place pour mener une enquête approfondie sur les allégations de violations des droits de l'homme au Sri Lanka. La mission sera opérationnelle jusqu'à mi-avril 2015. Le gouvernement sri lankais avait mis en place divers mécanismes pour enquêter sur les violations, mais aucun n'a été suffisamment indépendant pour être efficace ou inspirer la confiance chez les victimes et les témoins, a noté Mme Pillay. (CG)