Strasbourg, 01/07/2014 (Agence Europe) - Le président du Parlement européen, Martin Schulz, fraîchement réélu, a estimé que le système des Spitzenkandidaten, où chaque parti européen se choisit un candidat pour la présidence de la Commission européenne, « va être maintenu, je ne pense pas qu'on revienne en arrière ». Quant au fait que les chefs d'État ou de gouvernement de l'UE aient décidé, le 27 mai dernier, de réévaluer le processus de désignation du président de la Commission, une fois le collège mis en place, cela veut dire, à son sens, « que la prochaine fois il faut tirer les conclusions plus rapidement et ne pas attendre plusieurs semaines » avant de le nommer. « L'idée de base, c'est que l'on parle avant les élections des personnes qui doivent être à la tête des institutions », a expliqué Manfred Weber, président du groupe PPE au Parlement européen. Selon lui, l'objectif n'est pas d'aller à la lutte institutionnelle, mais de « rapprocher l'Europe des citoyens ». Gabi Zimmer (GUE/NGL, allemande) a critiqué « la tentative de ne pas entendre le verdict des électeurs ». Et c'est « quelque chose qui nuit à la prochaine présidence de la Commission », a-t-elle estimé. (EL)