Strasbourg, 01/07/2014 (Agence Europe) - Saluant l'octroi du statut de candidat à l'adhésion, le président de la Commission européenne a appelé, lundi 30 juin, l'Albanie à « poursuivre et intensifier une approche systématique de réformes », afin d'avancer dans la voie menant à l'entrée dans l'UE.
« L'Albanie devrait se concentrer sur les priorités identifiées, avec une attention particulière à l'État de droit, la lutte contre la corruption et le crime organisé, et la réforme du système judiciaire », a expliqué M. Barroso en visite à Tirana, se disant heureux de voir que le gouvernement albanais partageait ces priorités. Il a également mis en avant les réformes économiques qui contribueront à consolider la stabilité macroéconomique, budgétaire et financière de l'Albanie, ainsi que les réformes structurelles qui « permettront de créer les conditions d'une croissance économique durable, la compétitivité et la création d'emplois ».
Avec le Premier ministre, Edi Rama, le président de la Commission a discuté des prochaines étapes et des défis qui attendent Tirana. « Je suis convaincu que l'entrée dans ce nouveau chapitre sera une incitation supplémentaire pour relever ces défis avec vigueur et détermination », a-t-il souligné. Devant le parlement albanais, M. Barroso a précisé que l'octroi du statut de pays candidat allait « certainement ouvrir une nouvelle phase prometteuse » (EUROPE 11110). « Nous espérons que cela donnera un élan supplémentaire à l'agenda des réformes » et des progrès supplémentaires dans la voie européenne du pays.
Rappelant que l'intégration européenne devait être un « processus inclusif où l'ensemble de la société albanaise joue un rôle », le président de la Commission a encouragé le gouvernement et l'opposition « à coopérer de manière constructive, pour obtenir les résultats que leur pays attend ». Il a appelé le Parlement albanais à travailler dans l'esprit européen « et à rester fidèle à la résolution de la Chambre sur l'intégration européenne, adoptée à l'unanimité en novembre 2013 ». Il a ainsi salué le travail pour la mise en place d'un Conseil national pour l'intégration européenne « en tant que mécanisme de consultation large qui permettrait de consolider le consensus national sur l'intégration européenne ». (CG)