Bruxelles, 01/07/2014 (Agence Europe) - La Commission européenne a pris note, mardi 1er juillet, des lourdes sanctions infligées par la justice américaine à la banque française BNP Paribas pour avoir commercé avec des entités de pays tiers soumis à embargo tels que l'Iran ou Cuba (EUROPE 11095).
« Les sanctions sont d'une importance exceptionnelle et correspondent à des infractions elles-mêmes d'une nature exceptionnelle », a déclaré Chantal Hugues, porte-parole du commissaire au Marché intérieur, Michel Barnier. Constatant que la 1ère banque de l'eurozone a plaidé coupable, elle a souligné que le superviseur français avait considéré que BNP Paribas serait en mesure d'« absorber » seule les sanctions.
La banque française a écopé d'une amende de 6,5 milliards d'euros et d'une interdiction de compenser certaines transactions en dollars pendant toute l'année 2015. Sa licence bancaire américaine n'a toutefois pas été retirée.
Interrogée sur cette affaire, la présidente du conseil de supervision unique, la Française Danièle Nouy, a confirmé que « les risques juridiques » étaient pris en considération dans l'analyse en cours de la solidité du secteur bancaire de l'eurozone qu'effectuent actuellement la BCE en collaboration avec l'Autorité bancaire européenne (ABE), dans une interview qu'a publiée lundi Der Spiegel. (MB)