Bruxelles, 07/04/2014 (Agence Europe) - L'Espagne continue sur la lancée qui lui a permis d'achever le plan de sauvetage de son secteur bancaire mais les défis subsistent, notamment le chômage élevé, ont conclu la Commission européenne et la BCE à l'issue de leur 1ère mission de suivi post-programme, vendredi 4 avril.
La reprise est en cours, portée par la robustesse des exportations et le regain de confiance positif pour la demande intérieure. Toutefois, le chômage est sur une pente descendante, mais reste à des niveaux très élevés. La Commission et la BCE estiment que, compte tenu des perspectives économiques améliorées, les objectifs de réduction du déficit public pour 2014 sont à portée de main. Pour les deux années suivantes, les mesures détaillées pour y parvenir seront notifiées par Madrid dans le programme de stabilité à soumettre en avril à la Commission. La BCE et la Commission notent, par ailleurs, que les larges niveaux de dettes du secteur privé et public « maintiennent l'économie vulnérable ».
Sur les banques, dont les pertes ont conduit les autorités espagnoles à solliciter une aide de 40 milliards d'euros du Mécanisme européen de stabilité (MES), leur situation en termes de liquidités s'est encore renforcée, ainsi que leur structure de financement. NCG Banco est à nouveau entre les mains d'actionnaires privés et 7,5% de Bankia ont été privatisés. Un des plus grands défis posés concerne la détérioration continue des actifs bancaires, qui appelle à un suivi méticuleux et la constitution de coussins de liquidités adéquats.
Quant aux réformes structurelles, certaines mesures accusent un retard, comme la loi sur les services professionnels et les associations, dont l'ambition pourrait aussi être réduite. Les autorités espagnoles préparent également une réforme du système fiscal. Comme prévu dans le Pacte de stabilité révisé, la prochaine mission de suivi des créanciers dans le pays ayant achevé son programme en janvier 2014 aura lieu à l'automne. (EL)