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Bulletin Quotidien Europe N° 11055
ÉCONOMIE - FINANCES / (ae) bce

Le risque d'une inflation faible et prolongée sera traité (Costâncio)

Bruxelles, 07/04/2014 (Agence Europe) - Le vice-président de la BCE, Vítor Costâncio, a assuré que la BCE allait agir pour faire respecter son mandat de maintenir l'inflation à un niveau proche de 2%, lundi 7 avril lors de la dernière réunion de la commission des affaires économiques et monétaires du PE avant les élections.

« Tout le monde a été surpris par le niveau très faible de l'inflation » calculée à 0,5% en mars, a déclaré M. Costâncio, en réponse à Leonardo Domenici (S&D, italien). Cette situation, qu'il a qualifiée de « très inquiétante », « doit être traitée et sera traitée », a-t-il assuré. Toutefois, avant d'agir de manière non conventionnelle, il a fait valoir la nécessité d'évaluer, fin avril, si le scénario à moyen terme (1% d'inflation en 2014, 1,3% en 2015 et 1,5% en 2016) de la BCE évolue et, surtout, « dans quelle mesure ». Selon lui, l'élément le plus important est que le Conseil des gouverneurs de la BCE soit désormais « unanime » sur l'importance d'affronter la faible inflation, qu'un « choc » économique quelconque pourrait faire entrer en « territoire négatif », comme c'est déjà le cas dans certains États membres (EUROPE 11053).

Corien Wortmann-Kool (PPE, néerlandaise) l'a interrogé sur la possibilité que la recapitalisation bancaire directe par le Mécanisme européen de stabilité ne soit plus nécessaire une fois connus, à l'automne, les résultats de l'analyse de la solidité du secteur bancaire que la BCE effectue avec l'Autorité bancaire européenne (ABE). M. Costâncio a en effet noté « un appétit plus fort » du marché actuellement, un contexte qui permettrait aux banques de consolider leurs états financiers uniquement par le biais de moyens privés.

France. Quant à la situation budgétaire de la France évoquée par le libéral suédois Olle Schmidt (voir autre nouvelle), M. Costâncio a estimé que Paris devait respecter son engagement de réduire son déficit public sous la barre de 3% du PIB d'ici à 2015. « Il semble qu'il y ait un décalage (entre objectif et résultat budgétaire), pas un grand décalage, qui devrait être comblé. Le choix de la manière appartient au pays lui-même », a-t-il considéré, avançant la possibilité de couper dans les dépenses publiques ou de réduire la fiscalité. (MB)

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